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Rixe devant l'hôpital : deux Turcs condamnés à Verviers acquittés en appel

 11 mars 2021 11:39  |   Verviers


Le 24 juin 2016, une bagarre éclatait entre deux familles turques devant les urgences de l’hôpital de Verviers, une bagarre qui dégénérait vite à coups de couteau, laissant sur le carreau deux blessés graves, un père et son fils. Presque quatre ans plus tard, deux membres des deux autres familles ont été poursuivis devant le tribunal correctionnel pour tentative de meurtre.

Trois familles turques habitant Verviers et Dison sont concernées par cette échauffourée qui aurait pu être fatale à deux d’entre eux. Ce fameux 24 juin, la femme de Ihami (44 ans) de Dison doit être hospitalisée suite à un malaise arrivé sur la voie publique en centre ville. En attendant de pouvoir la voir, Ihami fume une cigarette devant les urgences en compagnie de son beau-frère Ali (53 ans) venu prendre des nouvelles de sa sœur. C’est alors que débarquent d’une voiture trois hommes de l’autre famille. Mais à l’issue du pugilat, ce sont deux membres de ce clan, Mustafa et Hasan, père et fils qui sont grièvement blessés à coups de couteau, leurs jours étant même déclarés en danger.

Devant le tribunal correctionnel où ils ont été poursuivis pour tentative de meurtre, les deux prévenus se disaient victimes de l’agression des deux autres, et niaient avoir jamais utilisé de couteau. On en a retrouvé pourtant un sous le corps d’Ihami, et dans sa voiture un autre couteau et un câble électrique, qu’il disait avoir pour se défendre contre l’autre clan.

Pour Me Lambert, partie civile, dès le début, les victimes désignent Ihami et Ali comme étant leurs agresseurs. Et il n’y a qu’eux qui ont pu faire ça pendant les 38 secondes que dure le pugilat, qui a malheureusement échappé aux caméras. Une thèse qu’avait suivie le tribunal de Verviers pour qui il n’y a que les deux prévenus qui ont pu blesser leurs adversaires. En avril 2020, abandonnant la prévention de tentative de meurtre requalifiée en coups et blessures volontaires, il les condamnait à deux ans de prison, avec sursis vu leur absence d’antécédent et le temps écoulé depuis les faits.

Mais en appel, la Cour a estimé qu’il était impossible de privilégier une thèse plutôt qu’une autre, et a donc acquitté les deux prévenus au bénéfice du doute. (Luc Brunclair)








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