Une semaine après les 24h, le circuit de Spa-Francorchamps accueillait ce week-end les 25 heures Fun Cup. Une course qui passe le cap de sa trentième édition. Un anniversaire qui n’a pas échappé à l’un de ses pilotes les plus fidèles: Manu Nava.
Manu Nava et les 25 heures Fun Cup, c’est une histoire d’amour qui remonte à 1997, l’année de la première édition de ce double tour d'horloge. Depuis, le pilote francorchamptois n’a loupé aucune édition de cette course unique en son genre. « C’est un peu ma vie la Fun Cup, une partie de ma vie. Ma passion du sport automobile. Je me suis fait beaucoup d’amis depuis le temps naturellement », confie Manu Nava. « Je ne pourrais absolument pas m’en passer parce que, chaque fois, il faut se remettre en question pour continuer à être rapide, continuer à donner tout ce qu’on peut sur un tour, sur une course. Tout doit être fait dans les règles de l’art ».
« L’adrénaline suffit »
Les 25 Heures Fun Cup, c'est l'épreuve la plus longue du calendrier de Spa-Francorchamps. Et malgré la présence de pilotes amateurs, la course est aussi l'une des plus exigeantes. Pour tenir pendant 25 heures, le double vainqueur Manu Nava ne déroge jamais à son rituel. « L’adrénaline suffit. Le fait d’y être excité par le fait d’être là. Maintenant, j’essaie toujours de dormir dans ma voiture tout près du stand parce que si je m’écarte, je ne sais pas ce qu’il se passe etc. Donc je dors dans ma voiture. J’ai dormi deux heures, ça rebooste un coup et on est reparti », raconte le pilote francorchamptois.
Une histoire d'amour devenue familiale
Et cette histoire d’amour, Manu Nava l’a transmise à sa fille Estelle. Née l’année de la création de la course en 1997. Depuis, elle a fait toutes les éditions pour devenir aujourd’hui la team manageuse de l’écurie de son papa. Un rôle qu’elle occupe avec beaucoup de passion. « On peut dire que je suis tombée dedans toute petite. Ça a toujours été une passion commune avec mon papa et c’est pourquoi j’ai toujours assisté lors de ses courses », glisse Estelle Nava. « J’adore l’organisation, l’aspect humain, les pilotes, les mécanos, le staff, tous ensemble, la stratégie évidemment parce que ça c’est mon domaine ».
« Je ne pourrais absolument pas m’en passer »
Malheureusement pour le team frappé du 999, cette édition anniversaire a démarré avec un accident qui a faussé les plans, après seulement une heure de course. « Il y a eu un ralentissement qu’il fallait faire en slow zone. C'est toujours très compliqué … Il n’a pas ralenti quand les autres ont freiné donc on a eu un accident important. On est restés quinze tours dans les stands. On n’a plus rien à espérer à part prendre du plaisir ce qui est déjà super bien », sourit-il. Au final, Manu Nava boucle ses 30e 25 heures Fun Cup à la 62e position. Un résultat anecdotique au vu du plaisir pris au volant. Une chose est sûre, le Francorchamptois n’est pas prêt de raccrocher le casque. Alors pourquoi ne pas imaginer encore le voir à l’œuvre dans 30 ans ?
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