Le monde de la moto d’endurance s’est donné rendez-vous à Spa-Francorchamps ce week-end pour les 8 heures moto. La deuxième manche du championnat du monde qui a réuni 45 équipages, dont celui du team KM 99, du Lontzenois Mario Kupper.
45 motos au départ, 6 constructeurs et 3 catégories. Le Championnat du Monde d’Endurance Motos retrouve le Circuit de Spa-Francorchamps pour la troisième édition des 8 heures motos, avec un plateau qui ne cesse de s’élargir. « C’est une étape très importante, à Spa en Wallonie, sur le plus beau circuit du monde. C’est ce qu’il se dit ! Mais c’est surtout une épreuve de 8 heures, donc qui est très intense par rapport aux épreuves de 24 heures. Donc c’est presque du sprint », indique Claude Michy, le promoteur des 8 heures de Spa Motos.
À la maison pour remonter dans le classement
Et pour ce sprint qui fait office de deuxième manche du championnat du monde, un team joue à domicile. La Yamaha KM 99 du Lontzenois, Mario Kupper qui n’a jamais vraiment été en réussite à Francorchamps. Déjà contrainte à l’abandon au Mans, en avril, l’occasion est belle pour vaincre le signe indien. « J’ai grandi ici, j’ai travaillé à Francorchamps pendant des années. J’ai travaillé sur le circuit. J’ai mon atelier ici mais je pense que j’ai dû gagner trois ou quatre courses à Francorchamps sur toutes les années que j’y viens. Il y a certaines choses que je n’explique pas. Au Mans, on a cassé un moteur au bout de trois heures. on a eu deux casses moteurs sur les deux dernières courses. On n’avait jamais cassé un moteur depuis le début du projet », raconte Mario Kupper, le Team Manager de la Yamaha KM 99.
« On a travaillé tous les week-ends depuis les 24 heures du Mans »
Soutenu par la structure de Marc Vanderstraeten le team créé en 2022 travaille d’arrache-pied depuis de nombreuses semaines pour régler tous les problèmes mécaniques et proposer la meilleure des montures possibles aux pilotes, Florian Marino, Randy de Puniet et Bo Desnyder. « Je peux montrer mon téléphone, on a travaillé les samedis, les dimanches. On a refait tous les moteurs, on a refait des contrôles, on a refait un nouveau système de moteur on a refait un nouveau système de la gestion d’essence », complète Mario Kupper.
Une sixième position sur la ligne de départ
Dès le jeudi, sur la piste, le travail semble porter ses fruits. Les premières sensations sont très bonnes. Sous la pluie, la moto numéro 99 décroche le troisième meilleure temps au général. Une bonne performance qui s’est confirmée en qualification où la Yamaha a obtenu la sixième place avec Florian Marino. « On avait un très bon châssis, on avait bien réglé l’électronique. On manquait un peu de puissance avec la Yamaha. On le sait mais dans tout ce qui était enchaînements sinueux, la moto était très bien et très plaisante à piloter », souligne le pilote Randy De Puniet.
« On était très confiant. On avait une moto stable, bien réglée, les pneumatiques aussi. Tout fonctionnait bien »
Samedi, en course, le rythme est encore mieux. La moto 99 grimpe même jusqu’à la quatrième place générale. Le rythme est très bon, la moto semble fiable. Mais il ne faut pas parler trop vite. à la mi-course, un problème anéantit tout espoir de podium. « On était très confiant. On avait une moto stable, bien réglée, les pneumatiques aussi. Tout fonctionnait bien. On a eu ce problème électrique après quatre heures de course. On était quatrième à notre place. Pas loin du podium qui était faisable sans ce problème », poursuit Gaëtan Schyns le propriétaire du team KM 99.
« C'est un circuit maudit »
L’équipe se remobilise et vise la 6e place générale. Mais une fois encore, le sort s’est acharné sur la moto 99. À l’entame de la dernière heure de course, sur une piste encore très humide, Bo Desnyder loupe son virage et chute à Blanchimont. Les mécanos n’en croient pas leurs yeux. « Ce genre d’erreur, on l’a tous fait. Ce n’est pas ça qui nous fait perdre le podium. C’est le problème qu’on a eu avant. Mais bon c’est dommage parce que tout le monde a fait du bon boulot, et encore une fois on n’est pas récompensé », souffle, Randy De Puniet. « C’est un peu un circuit maudit mais je ne sais pas ce qu’il faut faire pour que ce ne le soit plus. On disait toujours "jamais deux sans trois". On a abandonné au Bol, on a abandonné au Mans, mais ici on a quand même fini la course. On a pu réparer la moto qui était salement abîmée. Au moins, on a la fierté de finir devant notre public et ça c’est bien parce que ça fait plaisir à tout le monde », termine Mario Kupper.
Prochaine manche: Suzuka
La Yamaha KM 99 termine finalement à la 30e place générale. Mais l’équipage a déjà les yeux tournés vers la prochaine manche à Suzuka. Un circuit qui traditionnellement réussit mieux à la moto 99.
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