Installé dans le parc des Sept Heures, au bout de la galerie Léopold II, le pavillon est appelé à devenir un espace dédié à la création artistique. Résidences, événements et initiatives locales doivent y cohabiter, avec l’ambition d’ancrer davantage l’offre culturelle dans la ville. Les candidats ont jusqu’au 1er juin 2026 pour se positionner. Mais derrière ce feu vert, le débat s’est rapidement crispé.
Une gratuité contestée
L’opposition Alternative Plus a vivement critiqué la mise à disposition gratuite du bâtiment. En ligne de mire : une possible distorsion de concurrence avec les acteurs économiques locaux. « Est-il normal qu’un opérateur puisse organiser des ventes de gala alors que les commerçants, eux, paient leurs loyers et leurs charges ? », a interrogé le conseiller Arnaud Fagard. Le groupe a plaidé pour l’instauration d’une redevance et a mis en doute la capacité du collège à garantir une sélection totalement impartiale des candidatures.
La majorité assume un choix politique
Face aux critiques, la majorité a défendu une orientation claire : privilégier l’attractivité culturelle plutôt que la rentabilité immédiate. L’échevine de la Culture, Alda Greoli, a rappelé que « il ne s’agissait pas d’une activité Horeca pure, mais d’une offre culturelle complémentaire destinée à attirer du monde à Spa ». Elle a également invoqué le modèle du centre culturel, lui aussi soutenu par des mises à disposition gratuites. Une comparaison rejetée par le conseiller Frank Gazzard, qui l’a jugée « totalement aberrante ».
Un vote sans ambiguïté, un débat ouvert
Le point a finalement été adopté par 12 voix contre 7. Après avoir tour à tour servi de lieu de promenade, d’espace d’exposition, d’hôpital de campagne durant la Première Guerre mondiale ou encore de terrain de pétanque, le Pavillon Marie-Henriette s’apprête à entamer une nouvelle phase de son histoire — sous étroite vigilance politique.
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