Conseil communal plus calme que d’habitude hier soir à Dison. En tout cas moins hargneux, même si cela s’est un peu énervé en fin de séance sur une proposition du groupe d’opposition MR.
Il est vrai que l’ordre du jour ne comportait pas d’éléments essentiels pour la commune. Cela a commencé par la dotation de 5.000 euros pour la mise en œuvre d’un budget participatif, c’est-à-dire la réalisation de projet émanant des citoyens. Une initiative saluée par le groupe d’opposition ODAS, quoique son chef de file Jefferson Arnauts trouve le montant pas à la hauteur de l’ambition d’une telle initiative. « On adaptera le budget en fonction des projets rentrés, il pourra être porté jusqu’à 20.000 euros dès l’année prochaine » lui a répondu l’échevine de la participation citoyenne Selma Tinik.
Une casse limitée pour la zone de police Vesdre
Le vote sur le budget de la zone de police, de quelque 29 millions d’euros avec une participation de Dison d’un montant de près de 2,5 millions a été bien sûr voté, avec cette fois l’abstention de ODAS. Car il prévoit non seulement le non-remplacement des départs, mais aussi la suppression des heures supplémentaires. « C’est la faute à Verviers, qui voulait que ces heures soient non plus payées mais à récupérer dans le mois, ce qui était impossible concrètement. Pour Dison, nous avons réussi à limiter la casse de l’augmentation à 2 % alors qu’elle était initialement prévue à 7 % » a répondu la bourgmestre Véronique Bonni.
Ce sera désormais l’ASBL Crèche des Petits Loups qui aura la charge de porter l’extension de la crèche Kilis Kids, qui pourra accueillir 18 lits supplémentaire. Ce changement implique une avance de trésorerie de 50.000 euros de la part de la commune. « C’est la faute au trésorier, qui a fait de mauvais placements en étant berné par les banquiers » grince Jean-Michel Delaval.
Avis contesté sur la réforme des provinces
Le conseil était aussi invité à donner son avis sur la réforme de la Province de Liège. Ce qui a provoqué la protestation de Jefferson Arnauls qui se dit mis devant le fait accompli, car les conseillers n’ont pas reçu d’invitation à se prononcer. L’avis donné est un avis verrouillé à celui du Collège, et donc pas l’avis du conseil communal tout entier, et encore moins celui de la population » a-t-il objecté. « Nous avons dû agir dans l’urgence, car cet avis doit être rentré pour le premier mai. Il était bien normal que ce soit la majorité qui parle au nom de la Commune. Nous avons surtout marqué nos interrogations sur le financement des infrastructures existantes » a précisé la bourgmestre.
Non au "soignants friendly"
Le conseil s’est quelque peu emballé lorsque Rudy Colombelle du groupe MR a pour la troisième fois présenté sa mention « Soignants Friendly » visant à libérer des places de parking pour les infirmiers des soins à domicile, accueilli au départ avec sympathie mais nécessitant une refonte dans sa forme. Relisant pour la 3ème fois un texte long et détaillé à l’excès, à l’issue duquel la majorité a opposé cette fois un non catégorique, car la plupart des instances concernées jugeaient la pratique illégale. « A Hasselt, où l’essai a été tenté, cela n’a pas empêché les soignants concernés de se faire verbaliser » lui a-t-on objecté.
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