Ces trois hommes font partie de l’Amicale du Fort de Tancrémont, situé au sud de Pepinster, l’un des douze forts de la position fortifiée de Liège qui fit front aux troupes allemandes dans les premiers jours de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, à la résidence Saint-Joseph à Verviers, ils ont rendez-vous avec le dernier survivant des militaires de ce fort, Maurice Gast, à l’occasion de son centième anniversaire.
En 1940, Maurice Gast, alors milicien, est affecté au fort de Tancrémont. Mécanicien-électricien, celui dont toute la vie professionnelle se déroulera auprès des machines textiles chez Houget-Duesberg-Bodson, est chargé de la maintenance des machines, un poste-clé dans ce fort qui comporte quelque 2km de galeries.
Le lendemain de la reddition de l’armée belge, tandis que les 500 hommes de la garnison du fort pépin prennent la direction des camps allemands de prisonniers, Maurice Gast, avec quelques autres électriciens-mécaniciens, restent à Tancrémont.
Le fort de Tancrémont fut le dernier fort belge à se rendre aux forces allemandes le 29 mai 1940, le lendemain du jour de la reddition des forces belges. Un épisode que l’Amicale du fort de Tancrémont commémorera avec faste en mai prochain.
B. Lousberg
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