Barrières Nadar, présence policière renforcée et accès strictement encadrés : hier soir, les abords de l'Hôtel de Ville de Verviers étaient sous haute sécurité. Une image qui a suscité des réactions avant la manifestation d'enseignants et d'élèves.
Dans les faits, ils n'étaient finalement qu'une quarantaine à rejoindre le cortège parti de la gare de Verviers-Central pour réclamer un soutien politique face aux réformes de l'enseignement portées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une mobilisation modeste, mais déterminée, organisée à l'occasion du vote d'une motion de soutien déposée par les groupes PS-IC, PTB et Écolo.
« Il fallait anticiper »
Face aux critiques suscitées par le dispositif de sécurité, le bourgmestre Maxime Degey a tenu à remettre les faits dans leur contexte. « À Verviers, lorsqu'une manifestation est organisée, le dialogue avec les organisateurs est la règle. L'objectif n'est pas de compliquer les choses, mais de permettre à chacun d'exprimer ses opinions dans de bonnes conditions, tout en garantissant la sécurité de tous », explique-t-il. Selon le bourgmestre, la Ville et la police ont été informées seulement en milieu d'après-midi d'un rassemblement annoncé entre 200 et 300 participants, avec un départ prévu à la gare, une marche jusqu'à l'Hôtel de Ville et des animations programmées devant le bâtiment communal.
« Face à cette annonce tardive, il n'a jamais été question d'annuler ou d'interdire l'événement. Le choix a été fait de l'encadrer et de le sécuriser », insiste Maxime Degey. « Les barrières Nadar et le dispositif policier n'avaient pas pour objectif de bloquer qui que ce soit, mais bien d'anticiper un événement annoncé comme important. »
Au final, la mobilisation a donc réuni une quarantaine de personnes. Les effectifs policiers ont été progressivement réduits au fil de la soirée, tandis que les barrières sont restées en place afin d'éviter de faire revenir les équipes techniques.
Les enseignants veulent être entendus
L’objectif des manifestants était d'interpeller les élus avant le débat sur une motion déposée par les groupes PS-IC, en majorité avec le groupe Ensemble, ainsi que les deux partis d’opposition PTB et Ecolo.
Dans cette motion, il est rappelé que « l'enseignement est un pilier essentiel de notre société, de l'émancipation des jeunes, de l'égalité des chances et de la démocratie ». Le texte relaie les inquiétudes du monde éducatif face aux réformes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pointant une aggravation de la pénurie d'enseignants, de la charge de travail et du manque de moyens. Les auteurs mettent également en garde contre la suppression potentielle de 80 à 150 emplois dans les établissements verviétois. La motion demande au Gouvernement de revenir sur le décret-programme 2, de réinvestir dans l'enseignement, de ne plus engager de réformes sans véritable concertation avec les acteurs du secteur et d'en mesurer précisément les conséquences pour Verviers. Elle réaffirme enfin son soutien aux enseignants, aux directions et aux élèves mobilisés, ainsi que son attachement à « une école gratuite, accessible, émancipatrice et suffisamment financée », avant d'être transmise au Gouvernement et au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Malgré les mises au point apportées par la députée MR à la Fédération Wallonie-Bruxelles Stéphanie Cortisse, la motion de soutien a été adoptée par 20 voix contre 13.
Sur le même sujet
Recommandations
La nouvelle école d'Ensival ouvrira en novembre
Forcé de déménager, le club de foot de Cornesse (P2B) jouera à Ayeneux la saison prochaine
Après 12 ans d'attente, Plombières ouvre enfin les portes de son parc artisanal
Stavelot profite d'un boni record pour alléger sa dette
Des décisions différentes face aux épreuves du CE1D et du CESS
Fagnes & Plateau : André Blaise dénonce un manque de transparence, la direction se défend
À Sainte-Marie, les élèves redécouvrent Verviers à travers son patrimoine