Depuis ce mercredi, le village de Sart-lez-Spa est en émoi. En cause, l’annonce de la fermeture prématurée de la célèbre Epicerie Jenny. Agée de 81 ans, Jenny exploite ce commerce depuis plus de 60 ans. Récemment, plusieurs visites de l’AFSCA ont été effectuées dans les locaux de l’épicerie. A tel point que certains parlent d’acharnement.
L’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire a tenu à réagir par voie de communiqué :
"Ce 18 janvier, l’AFSCA s’est rendue dans une épicerie du village de Sart (province de Liège) suite à une nouvelle plainte de consommateur tombé malade. Sur place, les inspecteurs ont pu constater un grand nombre de manquements qui pourraient mettre en danger la sécurité alimentaire des consommateurs, comme des denrées alimentaires périmées de plusieurs jours. Des mesures ont donc été prises dans le but de protéger la santé des consommateurs.
L’AFSCA est consciente qu’une épicerie de village est bien entendu un lieu de première nécessité et créatrice de lien social. Cependant, l’AFSCA doit continuer à protéger les consommateurs et ne peut fermer les yeux sur les manquements constatés sur place.
Plusieurs manquements constatés sur place
Lors de ce contrôle, des soucis importants liés à la sécurité alimentaires ont été relevés, dont un grand nombre de produits périmés, notamment de la viande, du fromage ou des produits de charcuteries qui pourraient engendrer des intoxications alimentaires.
Des produits sans étiquette, des denrées alimentaires au sol, des boites de conserves bosselées ou encore des œufs vendus sans traçabilité ont aussi été constatés.
C’est suite à ces constatations que l’épicerie s’est vue infliger un procès-verbal et que des denrées alimentaires impropres à la consommation ont été saisies. Comme pour tout contrôle non satisfaisant, un recontrôle est prévu, ici en février, afin de vérifier qu’il y a bien eu une remise en ordre. Une discussion avec la gérante aura entretemps lieu.
Comme l’indiquent plusieurs sources, l’épicerie a bien fait l’objet de plusieurs visites en 2020, notamment suite à un contrôle de routine lors duquel des manquements avaient déjà été mis en évidence, et suite à 2 différentes plaintes de consommateurs reçues à l’AFSCA.
Les œufs vendus en épicerie doivent être marqués
Partout en Europe, il est exigé de marquer (estampiller) les œufs avant leur commercialisation. Ceci pour des raisons évidentes de sécurité alimentaire (date de ponte, par exemple) et de traçabilité. En Belgique, il existe des exceptions au cachetage obligatoire des œufs, notamment si le producteur vend directement ses œufs au consommateur final. L’épicerie de Sart ne répond à aucune exception en la matière. Les œufs vendus, même s’ils proviennent d’un poulailler local doivent être tracés et cachetés.
Un accompagnement de l’AFSCA depuis 2008
L’AFSCA comprend les difficultés rencontrées par la gérante et n’exige en rien la fermeture l’épicerie. Néanmoins, nous proposons des aides et nous pouvons soutenir l’épicière pour l’aider à vendre des produits conformes et surtout, qui ne mettent pas en danger la sécurité alimentaire des consommateurs. Par exemple, les épiceries sociales font l’objet d’une attention particulière et plusieurs dizaines d’entre elles ont été accompagnées par l’AFSCA afin de faciliter la gestion quotidienne de ce type d’entreprises." (FIN DE COMMUNIQUE)
Recommandations
Un islamiste radicalisé déjà condamné à 5 ans de prison à nouveau jugé à Verviers
Fini la gratuité : à Spa, l’Académie de musique fait payer les plus jeunes
Don de sang animal : une mobilisation essentielle pour sauver chiens et chats
Nouvelle saison, nouveaux défis pour le Centre culturel de Welkenraedt !
Ardennes-étape célèbre 25 ans au service du tourisme ardennais
E40 à hauteur de Herve : le joint de dilatation du viaduc sera réparé dès le 21 juin
L'Institut Saint-Roch de Spa ferme ses portes: "C'est un déchirement"
Il avait servi de « mule » à des arnaqueurs par téléphone