À Dison, les cimetières d’Andrimont et de Mont-Dison attirent l’attention au niveau wallon. Une reconnaissance qui met en lumière à la fois leur aménagement… et le travail des équipes qui les entretiennent au quotidien.
Les internautes se sont exprimés par votes : les cimetières d’Andrimont et de Mont-Dison figurent parmi les plus beaux de Wallonie. La commune de Dison s’est classée 6e d’un concours visant à valoriser le patrimoine funéraire.
Un cimetière, c’est avant tout un lieu de mémoire… mais c’est aussi un espace entretenu au quotidien. Derrière ce classement, c’est donc tout un travail de terrain qui est mis en lumière.
« Nous sommes heureux et je remercie même les concitoyens qui ont voté pour leur cimetière, pour la commune de Dison. Et grâce quand même au personnel communal aussi, l'entretien de ce magnifique cimetière, c'est une très très belle reconnaissance », se réjouit Marcel Renard, échevin en charge des cimetières.
Des cimetières à taille humaine
Tombes, colombariums, pelouse de dispersion, pelouse d’honneur pour les anciens combattants ou encore cavurnes… Le site d’Andrimont se distingue par son cadre soigné, mais aussi par son organisation.
Même s’ils s’étendent sur plus de cinq hectares à eux deux, les cimetières de Dison conservent une dimension humaine, à l’image de la commune.
« Ce sont des petits cimetières par rapport à d'autres villes qui en ont plusieurs. Ce sont des cimetières où les fossoyeurs s'investissent par l'entretien qui est nécessaire en connaissant toutes les restrictions qui sont mises par les réglementations. Beaucoup de produits ne peuvent plus être utilisés. Donc c'est un accroissement de travail pour les fossoyeurs et c'est des cimetières de village, on va dire, qui sont bien entretenus, où le citoyen peut venir, ce qui est accueillant », explique Emilia Duarte, cheffe du service État civil à la Ville de Dison.
Des pratiques qui évoluent
Mais, comme la société, ces lieux évoluent avec le temps. Aujourd’hui, les pratiques changent et un constat s’impose : les inhumations sont moins nombreuses.
Une évolution qui n’est pas sans conséquence pour les communes.
« On remarque que de plus en plus les familles optent pour les incinérations. Beaucoup sont suivies de dispersion. Les familles achètent encore des concessions, les personnes sont encore inhumées dans des sépultures, mais de plus en plus effectivement on note une recrudescence des incinérations. C'est dans l'air du temps », poursuit Emilia Duarte.
Fossoyeur à la commune de Dison depuis bientôt huit ans, Raphaël Tourneur observe lui aussi ces changements sur le terrain.
« On a beaucoup moins d'inhumations qu'auparavant et, par la logique des choses, ce sont maintenant les incinérations qui prennent le dessus. Du coup, on doit s'adapter sur le terrain avec de nouvelles parcelles, avec beaucoup plus de colombariums, de cavurnes, et diminuer nos espaces d'inhumation pleine terre et caveaux pour créer celles-ci », raconte Raphaël Tourneur.
Un concours toujours en cours
Le concours se poursuit désormais avec la visite des dix cimetières les mieux classés par un jury de spécialistes, chargé de désigner le lauréat final.
Sur le même sujet
Recommandations
Scanner, découvrir, explorer : des capsules vidéo pour (re)découvrir Stoumont
Opération spectaculaire: le campanile remis en place sur l'Hôtel de Ville
Spa : le sort du dernier robinier du Parc de 7 Heures bientôt scellé
Laetare Tiège-Sart : le soleil met d'accord les deux villages
98.000 ardoises, 40.000 pavés: l'impressionnante restauration de l'église de Pepinster
Stavelot confie ses trésors archéologiques à la Région
Freddy Lambrette : un gardien des traditions verviétoises s’en est allé