Après la chute d’une branche en janvier, le dernier robinier du Parc de 7 Heures à Spa fait débat. Malgré des avis divergents et une mobilisation citoyenne, la Ville maintient sa décision : l’arbre sera abattu pour des raisons de sécurité.
Après la chute d’une branche en janvier dernier, le dernier robinier du Parc de 7 Heures sera-t-il abattu ? Après plusieurs semaines de débat, la réponse semble désormais claire : la Ville de Spa ne reviendra pas sur sa décision. « Nous venons d’avoir une deuxième réunion avec l’AWAP et les Services publics de Wallonie, qui devraient délivrer une autorisation patrimoniale dans les prochains jours », explique Baptiste Grignard, échevin de l’Environnement. Une étape indispensable, le parc étant classé. L’objectif de la Ville reste inchangé : abattre l’arbre, jugé en fin de vie, et le remplacer par deux nouveaux sujets.
Un arbre qui divise les experts
Le robinier est-il réellement en fin de vie… ou simplement affaibli par l’âge ? La question fait débat. La Ville s’appuie sur l’avis du Département de la Nature et des Forêts (DNF), qui recommande l’abattage. Mais pour Paul Gourgue, expert en arboriculture ornementale, la décision est prématurée. « La décision d'abattage est beaucoup trop rapide et manque d'objectivité quant au risque réel que présente cet arbre. Et par ailleurs, il est inscrit au sein d'un site historique. Il a sa place au sein du site et il présente toutes les caractéristiques de ce qu'on appelle un arbre remarquable, voire vétéran. C'est-à-dire des arbres qui sont censés être protégés au maximum dans nos environnements contraints.»
La sécurité au cœur du dossier
« Il y a un enjeu de sécurité et c'est vraiment le principal élément qui nous a amené à prendre cette décision d'abattage. C'est la sécurité pour les usagers du parc, on a beaucoup de familles et de promeneurs qui sont ici, mais aussi pour nos ouvriers de la ville qui à l'heure actuelle ne peuvent plus aller travailler en dessous de cet arbre pour des raisons de sécurité parce qu'une branche pourrait retomber encore. », précise Baptiste Grignard.
« Dans une relation d'organisme vivant, chaque organisme vivant présente un danger pour les autres simplement par sa présence. On parle souvent de danger en matière d'arbre. Il existe effectivement un danger qu'une branche morte puisse tomber de celui-là comme des hêtres à côté. Mais le risque de dommage significatif, c'est-à-dire une réflexion objective et pertinente sur le fait que ce danger se concrétise, n'a pas été mené. Faut savoir qu’on a beaucoup plus de risque de se retrouver à l'hôpital en traversant la rue à Spa qu'en dormant sous cet arbre par temps de tempête. », tempère Paul Gourgue.
Une mobilisation limitée
Une pétition contre l’abattage a bien été lancée, rassemblant plus de 600 signatures. Mais dans les faits, seules 86 proviennent d’habitants de Spa.
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