Les trois cimetières d’Aubel, à savoir Saint-Jean-Sart, La Clouse et Aubel, sont fermés depuis le 27 février dernier pour cause de travaux d’exhumation. Dans le cimetière de la rue des Bocages, ce sont près d’une centaine de corps qui vont être déterrés.
Depuis une semaine, le cimetière d’Aubel est fermé au public. Une situation qui peut surprendre certains visiteurs, mais qui s’inscrit en réalité dans un processus habituel. Chaque hiver, la commune procède à des travaux d’exhumation dans les différents cimetières de l’entité.
C'est toujours en hiver pour une question simplement sanitaire. Donc c'est entre le 15 novembre et le 15 avril que ça doit se faire. Mais généralement nous on travaille entre trois semaines et un mois dans le cimetière. Il faut aussi laisser les gens revenir auprès de leurs proches, donc le plus rapidement possible. , explique Eddy Boyens, agent technique.
Une gestion plus dynamique des cimetières
À Aubel comme ailleurs, ces exhumations dites techniques ont pour objectif de libérer de la place pour les futurs défunts. Dans la commune, on enregistre environ une trentaine de décès par an.
Depuis 2012, la commune a choisi d’adopter une gestion plus dynamique de ses cimetières. Une nécessité, notamment parce que l’extension des sites existants n’est aujourd’hui plus autorisée.
Concessions "pleine terre" ou "caveau" et champ commun
Les exhumations concernent plusieurs types d’emplacements. D’une part, les emplacements gratuits situés dans le champ commun. D’autre part, les concessions payées par les familles, qu’il s’agisse d'un caveau ou d'une concession en pleine terre.
La concession pour une durée de 30 ans est valable pour les caveaux, qui sont simplement comme une petite maison maçonnée. Les concessions en "pleine terre", où le cercueil est en contact avec la terre, sont également pour une durée de 30 ans. Le champ commun, lui, a une durée de 5 ans au niveau légal. On offre souvent un peu plus de temps au niveau communal, mais c'est une durée normalement de 5 ans. Après 5 ans, on peut enlever les monuments et exhumer.
Les familles prévenues à l’avance
Avant toute opération d’exhumation, les familles sont averties. Dans la pratique, des affiches sont placées à l'entrée du cimetière ainsi que directement sur les tombes concernées. Une méthode souvent nécessaire, notamment pour les anciennes concessions dont les coordonnées des proches ne sont plus connues.
L'affichage se fait sur une durée de deux Toussaint. Donc c'est plus ou moins l'équivalent d'un an, un an et demi. L'affichage se fait pour les monuments qui sont soit en défaut d'entretien, soit qui doivent être renouvelés et qui ne l'ont pas été, ou que la famille ne veut pas renouveler. Cela concerne également la partie champ commun qui est arrivée à terme.
Une opération encadrée et respectueuse
Cette année, environ une centaine de corps seront exhumés à Aubel. Deux ouvriers communaux, volontaires, sont chargés de ces opérations. Ils ont suivi une formation spécifique dispensée par l’Agence wallonne du Patrimoine à la Paix-Dieu.
Une fois exhumés, les corps ou les restes organiques restent dans l’enceinte du cimetière. Ceux-ci sont placés dans un ossuaire. Quant aux caveaux, ils sont nettoyés et remis en état afin de pouvoir accueillir de nouveaux défunts. Une manière, finalement, de rappeler que même dans les cimetières, le cycle de la vie continue au delà-de la mort...
Sur le même sujet
Recommandations
Trois-Ponts passe en mode terrasse avec un mois d'avance
Jean-Paul Mawet : "La guerre, ce sont les civils qui en souffrent"
Jalhay: l'avant-projet du SDC recalé, la majorité fragilisée
Transformation d'un logement en maison de jeunes en Prés-Javais
Un programme transfrontalier contre les inondations
Jalhay: une maison d'accueil pour 4 résidents de La Croisée