La séance du conseil communal de Baelen a été marquée hier soir par de fortes tensions, transformant un débat institutionnel en affrontement politique ouvert entre la majorité et l’opposition ACBM.
Tout est parti d’une question d’actualité déposée par le groupe ACBM concernant une enquête psychosociale menée par le service externe Cohézio, à la suite d’une plainte introduite par un membre du personnel communal visant l’échevin Fabrice Massenaux. Selon l’opposition, les conclusions du rapport évoqueraient des éléments susceptibles de relever du harcèlement moral et contiendraient des recommandations visant à améliorer le climat de travail au sein de l’administration. ACBM critique également la gestion du dossier par le collège communal, estimant qu’une décision aurait dû être prise dans les délais légaux, et s’interroge sur un report du traitement du dossier.
Un huis clos contesté qui fait exploser la séance
Initialement, cette question devait être examinée à huis clos, conformément au règlement d’ordre intérieur et aux recommandations de Cohézio. Mais le groupe ACBM a demandé que le débat se tienne en séance publique.
Face à ce désaccord, la bourgmestre Nathalie Thönnissen a proposé un vote du conseil afin de trancher sur le maintien ou non du huis clos, conformément au Code de la démocratie locale et de la décentralisation. C’est à ce moment que la séance a basculé dans une forte tension, marquée par des échanges vifs et des interruptions.
Deux lectures totalement opposées
Du côté de la majorité, l’échevin Fabrice Massenaux dénonce une rupture du cadre institutionnel et une dérive du débat. Il estime que les échanges ont quitté le champ politique pour basculer dans des attaques personnelles et des accusations répétées qu’il juge infondées. Il affirme également n’avoir jamais été auditionné par les autorités judiciaires. Il souligne un climat politique dégradé et des attaques qu’il qualifie de diffamatoires. « Le renversement de majorité n’est manifestement toujours pas digéré par ACBM, aujourd’hui dans l’opposition. À défaut d’arguments, certains ont choisi l’attaque personnelle, dont je suis aujourd’hui la cible. » « Depuis le début de la législature, je fais l’objet d’accusations graves et répétées (…) Je conteste fermement ces allégations, qui sont diffamatoires. »
De son côté, le chef de groupe ACBM, Arnaud Scheen, défend une exigence de transparence et conteste la gestion du dossier par la majorité. Selon lui, le rapport Cohézio « tend vers la définition du harcèlement moral dans le chef de l’échevin par ses comportements inadaptés et répétitifs ». Il critique également le calendrier de traitement du dossier. « Le collège avait deux mois pour rendre sa décision motivée quant aux suites à donner sur la base du rapport. Nous avons appris hier que le collège n’en avait encore rien fait et avait demandé un report. »
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