Le conflit au Moyen-Orient pourrait avoir des répercussions sur le Centre Médical Héliporté de Bra-sur-Lienne. Une augmentation trop importante du coût du carburant pourrait compliquer ses missions de secours.
Au Centre Médical Héliporté de Bra-sur-Lienne, l’actualité internationale est suivie avec attention. Non pas pour ses enjeux politiques, mais pour ses conséquences économiques. Car ici, chaque sortie de l’hélicoptère dépend d’un élément clé : le kérosène. « On consomme plus ou moins entre 250 à 270 litres de kérosène à l'heure de vol, détaille Olivier Pirotte, Coordinateur opérationnel du Centre Médical Héliporté. Pour une mission qui dure plus ou moins une heure et demi, c'est 35 à 45 minutes de vol donc grosso modo, on remet à chaque fois 200 à 250 litres dans la machine. »
Chaque hausse de prix est donc loin d'être négligeable même si pour l'instant, la situation est sous contrôle.« Avant les évènements en Iran nous avions rempli la cuve avec 40 000 litres de kérosène donc on est relativement à l'aise pour l'instant, poursuit Olivier Pirotte. Mais l'activité, avec l'arrivée du printemps et l'augmentation de la population dans la région ardennaise, va reprendre: augmentation des vols et augmentation du kérosène et donc rapidement on devoir remettre du kérosène à mon avis dans le courant de fin avril et là, on sera impacté par le prix comme tout le monde. »
Les coûts s'envolent mais impossible de laisser l'hélicoptère au sol.« On fait 1400 contacts patients en 2025 et dans ces contacts patients, il y a plus de la moitié où il y a vraiment une réelle plus-value à l'intervention du vecteur héliportée qui diminue la morbidité mais aussi la mortalité et donc, on est convaincu qu'il faut continuer et qu'on traversa la crise ça c'est sur. En tout cas, on a la volonté. »
L'équipe est déterminée mais ne peut cacher son inquiétude. « On a un budget et on sait qu'on va probablement exploser le budget alloué au kérosène puis, comme vous le savez, on a un projet de construction aussi. C'est un peu difficile de mesurer l'impact mais globalement on va certainement avoir un impact sur les matières première de construction etc donc, oui, on est un peu inquiets par rapport à ça. »
Le CMH renouvelle donc son appel à la générosité du public. « L'hélicoptère, c'est l'hélicoptère de la population. Je dis souvent que nous sommes là pour la population et la population nous le rend bien et nous soutient depuis toujours. Ça fait 30 ans que projet est là et ça fait 30 ans que la population nous soutient. On a encore besoin via les affiliations, via les dons de ce soutien pour notre asbl continue à se développer et à rester sereine et traverser les différentes crises que l'on subit. »
Pour l'heure, le centre médical héliporté compose et espère une rapide sortie de crise.
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