A 54 ans, Pascal Braham cumule des condamnations pour un montant total de 305 mois de prison, soit plus de 25 ans ! Sans compter les 615 heures de peine de travail. Essentiellement pour des actes de violence.
C’est à nouveau détenu que Braham comparaît devant le tribunal correctionnel, cette fois pour des actes de violences dites conjugales. Alors qu’il est avec sa copine Laetitia depuis un an, on lui reproche une première scène de violence sur elle, en juin dernier. Il l’a mordue à l’épaule, ce qui constitue aussi un acte de violence, lui précise la juge Mme Thielen.
La deuxième scène qu’on lui reproche, qui a lieu en septembre, est beaucoup plus grave. On lui reproche en effet non seulement des gifles, mais aussi des coups de pieds dans les côtes et dans les jambes, en lui promettant qu’elle ne pourrait plus marcher. « Vous l’avez bien arrangée » observe la juge en regardant les photos. « Elle m’avait rendu dingo par sa jalousie. J’ai pété un plomb et lui ai mis quelques baffes.»
Lorsqu’on lui fait remarquer qu’il a un vrai problème avec la violence, puisque toutes ses nombreuses condamnations le sont essentiellement pour ce motif, il répond : « Oui, mais toujours pour des bagarres entre mecs ! »
Pour Mme Philips, ministère public, Laetitia avait la tête comme un punching-ball. Et lui a prétendu dans un premier temps qu’elle s’était fait ça elle-même. Il minimise les faits en disant qu’il n’a fait que la mordre. C’est quelqu’un qui malgré son âge n’a pas encore compris que la violence n’est pas un mode de fonctionnement normal. Et le plus grave, c’est que cela s’est déroulé devant les enfants de Laetitia, âgés de 4 et 5 ans. » C’est pour les protéger et également Laetitia qu’elle réclame une peine sévère, soit 40 mois de prison ferme.
La victime, qui est dans la salle, ne se porte pas partie civile. Elle a en effet l’intention de se remettre avec son bourreau.
Pour son avocat Me Uerlings, ce n’est pas vraiment un délinquant, mais il est doté d’un fameux tempérament et a des réactions impulsives. Mais c’est la première fois qu’il est poursuivi pour des violences intra familiales. Il faut qu’il apprenne à gérer son impulsivité, et pour ça, il n’y a qu’une solution, puisqu’il n’a plus droit au sursis : une peine de probation (c’est-à-dire des conditions à suivre sans qu’une sanction soit prononcée.) »
Jugement à quinzaine. (L.B.)
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