La colère est grande. Les policiers belges sont écoeurés. Depuis la mort de George Floyd aux Etats-Unis, ils sentent plus que jamais stigmatisés, dénigrés, soupçonnés de racisme ou de violences. Ce vendredi midi, à Verviers, comme un peu partout dans le pays, ils ont manifesté leur ras-le-bol.
Plutôt que de jeter leurs menottes, qui font partie de leur équipement, les policiers de la Zone Vesdre ont choisi de se croiser les bras et de tourner le dos.
"Bien sûr que cela fait mal"
"Bien sûr que cela fait mal, explique Chantal Simon, Première Commissaire de la Zone Vesdre. On n’a pas peur hein mais on rentre chez nous en ayant l’impression que notre travail est bafoué alors que nous sommes là finalement pour le maintien de la démocratie dans ce Royaume de Belgique. Cela nous touche, fatalement. Et on repart avec cela à la maison. Cela engendre un stress - ça on ne peut pas le nier - donc oui, c’est difficile. Dans les circonstances actuelles, c’est difficile et surtout, injuste".
Et de rappeler que chaque policier est soumis à un code déontologique et à des évaluations régulières. De nombreux organes de contrôles veillent aussi à l’absence de discrimination : un contrôle interne propre à la zone de police, l’inspection générale, le comité P et le parquet. (Au.M)
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