Depuis la semaine dernière, l’Abbaye de Stavelot accueille une exposition photo d'Albert T’Serstevens. Actif au début du 20e siècle, le photographe stavelotain s'est distingué pour son œil amateur de paysages et de scènes de vie d’avant-guerre.
Retour au début du 20e siècle ! à Ostende, La Roche-en-Ardennes et surtout dans le Stavelot d’avant-guerre, voilà le résultat de l’exposition du photographe Albert T’Serstevens. Un projet porté par les petits-enfants du Stavelotain disparu en 1913. « Nous avons un petit trésor, il faut absolument l’exploiter. Le faire connaître et montrer tout ce qui est ici, tout ce qui concerne Stavelot, la vie au tournant du 19e et du 20e siècle, nous avions envie de faire connaître ce grand-père que nous n’avions pas connu », développe Donatienne T’Serstevens, la petite-fille d’Albert T’Serstevens. « En plus, des plaques de verre, ça ne peut pas se garder comme ça chez soi, il faut des bonnes conditions de conservation. Et il faut les numériser, ce qui prend du temps et qui demande du budget », complète sa cousine Patricia T’Serstevens.
« On s’est rendu compte de la qualité incroyable de ses photos et en plus de sa portée documentaire »
C’est alors avec l’aide du Centre Culturel de Stavelot Trois-Ponts et du musée d’Art d’Histoire et d’Archéologie de Stavelot que les photos ont été numérisées pour qu’elles racontent les histoires capturées par le photographe. « On s’est rendu compte de la qualité incroyable de ses photos et en plus de sa portée documentaire. Pour la plupart, ce sont des photos que l’on découvrait pour la première fois. Et je dois dire que tous ceux qui ont eu la chance de découvrir ces photos, ils ont tous été ébahis. On a eu très envie d’accompagner la famille dans le projet de transmission », enchaîne Françoise Servais, la directrice du Centre Culturel Stavelot-Trois-Ponts.
« Il était un photographe éclairé, spontané qui n’est pas pour l’académisme »
À travers trente panneaux accrochés dans le cloître et dix portraits géants dans la cour extérieure de l’Abbaye de Stavelot, l’exposition témoigne de l’œil humain d’Albert T’Serstevens qui aimait faire des portraits de métiers, de personnes et de paysages. « C’est un dilettante, un amateur éclairé, spontané qui n’est pas pour l’académisme. Il est pour prendre les choses sur le vif, un peu comme un reporter. Il est là avec un appareil relativement léger sur pied. Et il parvient à prendre des scènes et des instants en dehors de tout atelier », indique Donatienne T’Serstevens, la petite-fille du photographe.
Un passionné d'automobile
Une partie de l’exposition est aussi consacrée à la passion du photographe pour l'automobile. Et ce, avant que le circuit de Francorchamps ne soit officiellement créé. « Il a réalisé de nombreux clichés lors du rallye des Ardennes qui constituait les prémices du circuit de Spa-Francorchamps. Et donc, on retrouve ici, dans l’aile vitrée, une partie consacrée au sport automobile. Et le Musée du Circuit nous fait le plaisir de mettre un véhicule d’époque pour rendre ça très vivant », termine Françoise Servais du Centre Culturel Stavelot-Trois-Ponts.
Jusqu'au 13 septembre
L’exposition Albert T’Serstevens accompagnera toute la saison estivale de l’Abbaye de Stavelot jusqu’au 13 septembre prochain.
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