Après 40 ans de carrière, Laurent Voulzy retrouve la Belgique et partage son lien unique avec le public… tout en dévoilant quelques surprises pour les Francofolies de Spa ! Découvrez l’entretien exclusif qu’il nous a accordé.
Comment allez-vous au travers de cette tournée ?
Ecoutez, je vais bien. Je suis en Belgique, donc tout va bien.
Vous vous sentez bien en Belgique ?
J’adore. J’ai toujours dit, depuis 40 ans, que j’adore la Belgique.
Qu’est-ce qui vous plaît dans ce contact avec le public belge ?
Il y a quelque chose de très particulier, qui est un peu commun avec le nord de la France. Ce n’est pas seulement le public, ce sont les gens eux-mêmes. Il y a une simplicité avec un grand S qui est, pour moi, une noblesse. Ce sont des gens spontanés, qui disent ce qu’ils pensent et qui sont généreux.
Donc le public qui vient me voir est comme ça. Tous les artistes français adorent venir chanter ici, c’est unanime. Je ne suis pas le seul à le penser. Et en Belgique, il y a un esprit que j’adore, un humour un peu décalé, un peu comme l’humour anglais, sauf qu’en Angleterre, on ne les comprend pas toujours. Moi, qui ai vécu en Angleterre, des fois on ne comprend pas tellement les Anglais, mais je les aime beaucoup aussi. En Belgique, je les aime infiniment.
Avec cette tournée que vous avez entamée en juin, et après plus de 40 ans de carrière, arrivez-vous encore à surprendre votre public ?
Non, mais vous savez, c’est un peu égoïste.
C’est-à-dire ?
Je me fais plaisir. Quelqu’un m’a dit hier que parfois mes chansons faisaient du bien aux gens. Est-ce que j’y avais pensé quand j’ai commencé à être chanteur ? Certainement pas. À l’époque, au lycée, à seize ans, on voulait être les Beatles. Ensuite, je me fais plaisir en jouant de la guitare, en créant des airs et en allant vers le public.
Par moments, je suis extrêmement touché de voir la réaction des gens. Par exemple, des gens qui me disent : « Nous nous sommes mariés et à l’entrée de l’église, j’ai mis votre chanson. » Ou une dame : « J’ai mis telle chanson pour l’enterrement de mon mari. » Ce sont des moments bouleversants.
Certains m’ont même dit : « Nous avons appelé notre fille Jeanne après avoir entendu votre chanson. » Cela montre que l’on peut vraiment marquer les gens. Et voir les gens reprendre vos chansons en chœur est toujours émouvant. Je ne me lasse pas de cela, sans aucune lassitude.
Cela fait donc un plaisir constant ?
Exactement. Je rêvais de cela quand j’avais quinze ans : gratter ma guitare, chanter, me faire plaisir et chanter devant un public. Je ne me lasse pas. Chaque aspect de ma carrière musicale, que ce soit la composition, le studio, ou le chant sur scène, procure un plaisir différent.
Toutes les activités que vous faites dans la musique, comme la composition, sont-elles un travail plutôt solitaire ou faites-vous beaucoup de collaborations ?
J’ai écrit beaucoup de chansons avec Alain Souchon. En studio, on est enfermés dans une bulle. Ensuite, il y a la promotion d’un album, les concerts… Et chanter sur scène procure un plaisir différent dont je ne me lasse pas. Ce sont des rencontres, des expériences variées.
Avez-vous changé quelque chose pour cette tournée afin qu’elle soit adaptée à 2026 ?
J’ai récemment terminé une très longue tournée dans les cathédrales et les églises, c’était merveilleux : 281 concerts. Ensuite, j’avais envie de reprendre des chansons plus anciennes que je n’avais pas chantées dans les églises, à la demande de mon entourage et pour le plaisir du public.
Je n’ai pas cherché à moderniser. J’aime chanter au piano ou à la guitare seul, à l’origine, sans chercher à adapter à l’époque. La seule modification notable est sur la chanson Cocktail chez Mademoiselle, enregistrée en 1969. Elle a été remixée par Yuksek et on propose les deux versions : je commence comme à l’origine puis, d’un coup, la chanson devient dansante. Mais ce n’est pas pour moderniser, c’est juste amusant.
Donc vous ne cherchez pas la modernité à tout prix ?
Absolument pas. Je suis influencé par ce que j’entends et ce que je vis. Cela devient transparent dans certaines chansons que je fais.
Vous serez donc aux Francofolies de Spa le 21 juillet !
Oui, ce n’est pas une blague. J’ai la chance d’être à Spa le 21 juillet, ce qui est merveilleux pour moi qui aime la Belgique.
Avez-vous des souvenirs particuliers des Francos ?
Oui. Je me souviens, j’accompagnais Alain Souchon pour sa chanson J’ai dix ans, j’étais son guitariste et nous étions à Spa. Je me souviens de Pierre Rapsat et de son orchestre masqué. Petit à petit, j’ai tissé un lien de respect et de proximité avec lui.
J’ai également rencontré la princesse Claire et le Prince Laurent juste avant d’entrer en scène. Ce sont de beaux souvenirs. Globalement, j’ai de très bons souvenirs de Spa et de la Belgique.
Avez-vous prévu une petite surprise pour Spa ?
Je ne sais pas encore, ce sera peut-être une surprise pour moi aussi.
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