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Un plan anti-inondations se met en place à Thimister

 31 aout 2021 16:33  |   Thimister-Clermont


Les inondations qui ont ravagé la vallée de la Vesdre les 14 et 15 juillet derniers ont également occasionné des dégâts sur la commune de Thimister-Clermont. Sans aucune mesure avec ceux constatés à Limbourg, Theux, Verviers ou Pepinster mais suffisamment que pour inciter les autorités communales à prendre les devants et à mettre en place un groupe de travail communal. «  La totalité des communes de la Province de Liège ont été reconnues comme calamités naturelles  par le Gouvernement de Wallonie le 28 juillet dernier. Certes, notre commune a été relativement épargnée comparativement à d’autres communes voisines mais à chaque orage, deux ou trois quartiers sont systématiquement concernés par des inondations »,explique Lambert Demonceau, Bourgmestre de Thimister-Clermont.

Hier soir, le conseil communal a donné son feu vert à la mise en place d’un groupe de travail communal qui serait composé d’élus communaux et d’agents de différents services comme les travaux, l’environnement ou l’aménagement du territoire. «  Ce groupe, qui se réunira tous les mois,  aura pour mission de mettre en place un plan anti-inondations à court, moyen et long terme. Nous devons essayer d’améliorer la retenue des eaux en amont pour rassurer nos concitoyens », explique Lambert Demonceau.

Une farce et un cache-sexe !

La présentation de ce groupe de travail a été suivie d’une intervention musclée du conseiller communal de Transition-Citoyenne Herbert Meyer !  « Ce groupe de travail est une farce et un cache-sexe d’une incompétence flagrante de 20 ans de gestion d’aménagement du territoire du collège communal de Thimister-Clermont ! Cela fait plus de 20 ans que j’attire l’attention sur l’importance des zones humides naturelles et les conséquences désastreuses et catastrophiques de la politique du Collège communal, en particulier par rapport aux dizaines de permis d’urbanisme de modifications du relief du sol et de remblais qu’il a accordés dont 90% dans des zones de bassins d’orages naturelles. Ces permis ne respectent pas soit les impositions du plan d’urbanisme ou du cahier de charge, soit n’ont pas de plan d’urbanisme tout court et sont quand même régularisés par après par le collège »,explique Herbert Meyer qui a refusé à titre individuel de faire partie du futur groupe de travail.  « Si les membres sont honnêtes, ce groupe va répéter ce que j’essaie de faire comprendre depuis plus de 20 ans ».

La première réunion du nouveau groupe de travail est fixée le 29 septembre en fin de matinée. L’heure choisie pour organiser ces réunions a d’ailleurs fait l’objet de discussions entre élus. (Manu Yvens)








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