Un homme de 32 ans est en prison et risquait d’y rester deux ans pour s’être exhibé par trois fois devant des femmes, dont une jeune-fille, trois scènes dans le même décor du village de Chaineux.
Curieux personnage que ce Denis (nom d’emprunt), poursuivi détenu devant le tribunal correctionnel, où il se mure dans un mutisme total, n’ayant rien à dire sur les trois préventions qui lui sont reprochées, trois faits tout récents et qui se déroulent tous les trois dans le petit village de Chaineux (Herve) où il est connu comme étant un marginal.
Libéré sous conditions
Le premier a lieu le 11 septembre dernier, lorsqu’une dame de 58 ans rentre chez elle. L’homme la regarde fixement, puis sort son sexe, et se met à se masturber. La dame rentre chez elle, mais quelques minutes plus tard, il est encore là. Même qu’il lui sourit, tout en continuant son manège glauque.
Huit jours plus tard, il recommençait le même scénario devant une dame, dont on n’apprendra s’il agit de la même victime, ou une autre. Ce qui l’amène jusqu’à un juge d’instruction, où il prétend qu’il ne faisait qu’uriner et qui le libère moyennant certaines conditions, dont la première bien sûr est de ne plus répéter ce manège plus qu’indécent.
Une victime de 21 ans
Vœu pieux, car un mois plus tard, ça n’a pas traîné, il recommençait, cette fois avec des conséquences plus graves pour la victime. Car cette fois, il s’agissait d’une jeune fille de 21 ans qui se promenait dans le village. Il la croise, puis se met à la suivre, et enfin il répète le même manège que déjà décrit. Effrayée, elle appelle sa mère à la rescousse, qui vient à sa rencontre. Ce qui n’empêche l’individu de refaire les mêmes gestes litigieux, devant la jeune-fille et sa mère.
Cette fois, c’est la case prison, puis celle du tribunal correctionnel, où la partie civile ne met pas de gants pour dire qu’il s’agissait d’un acte de mépris total envers la gent féminine. Elle décrit les dommages importants subis par cette jeune victime, comme des angoisses, une perte d’appétit, et désormais surtout la peur de se promener encore dans ce village où règne d’ordinaire la quiétude.
Idem évidemment pour le ministère public, pour qui la place d’un tel énergumène est en prison, afin de protéger la société. Il réclame donc le maximum de la peine applicable à ce genre de délit, soit deux ans de prison ferme.
Son avocat, Me Simonis, suite à ces trois faits au procédé quasi identique, a du mal à se greffer sur l’argument de son client prétendant qu’il ne faisait qu’uriner. Il préfère s’en tenir à celui de l’isolement social dans lequel Denis vivait, ainsi qu’à celui qu’il n’était pas connu comme délinquant sexuel, ce qui ne représente qu’un moment de dévoiement. Pour protéger la société, la meilleure manière n’est certes pas la prison, mais assurer un solide suivi psychologique. C’est pourquoi il préconise un sursis probatoire pour toute peine qui serait prononcée.
Finalement, il est condamné à un an de prison ferme, et devra payer 1.500 euros à la jeune fille, la seule à s’être portée partie civile.
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