Le conseil communal de Stavelot, réuni hier soir, a approuvé la modification de certaines voiries dans le cadre du projet immobilier de l’aile Saint-Nicolas.
La mesure prévoit la suppression d’un espace en empierrement derrière la polyclinique actuelle et d’une portion de voirie piétonne, au profit d’un nouveau cheminement pour la mobilité douce, reliant le futur parc du complexe aux escaliers d’accès de l’ancienne abbaye. Cette décision a mis en lumière les profondes divergences au sein du conseil communal.
Opposition et majorité : des visions opposées
Le groupe d’opposition Citoyens a dénoncé un projet qui, selon eux, « défigurera Stavelot pour des décennies », en raison de son gabarit imposant, de la perte d’espaces verts et de l’impact sur le patrimoine historique. Pour le conseiller Pierre Erler : « Vous infligez à Stavelot un projet irréversible qui compromet l’identité de notre ville. »
À l’inverse, les élus majoritaires considèrent le projet comme une opportunité de redynamiser le centre-ville et de maintenir des services essentiels. Le futur complexe comprendra une polyclinique, un poste avancé de l’AGEF, une pharmacie, un laboratoire, une résidence-service pour aînés, des appartements, une taverne, une brasserie et un espace de coworking. L’ensemble vise à réinvestir le site de l’ancienne policlinique, qui a successivement accueilli un hôpital puis une maison de repos.
Un projet structurant pour le centre-ville
Estimé entre 15 et 17 millions d’euros, ce projet prévoit la démolition des bâtiments existants pour laisser place à un ensemble moderne mêlant logements et services médicaux. Certains habitants ont exprimé leur soutien lors de l’enquête publique, saluant l’importance de maintenir des infrastructures adaptées et de renforcer l’attractivité du cœur de ville.
Le vote du plan d’alignement a confirmé la poursuite de l’aménagement du site selon les orientations prévues, tout en laissant planer le débat sur l’impact du projet sur le patrimoine et l’espace urbain de Stavelot.
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