C’est en 1996 que le premier RAVeL a été inauguré. Près de 30 ans plus tard, le Réseau autonome des voies lentes s’étend sur plus de 1.500 kilomètres. Un maillage aujourd’hui considéré comme la colonne vertébrale de la mobilité douce en Wallonie.
Le revers du succès
Mais ce succès a aussi son revers. Fréquentation en hausse, profils d’usagers variés… Les situations à risque se multiplient, entre accidents, incompréhensions et sentiment d’insécurité. Pour les députés Charles Gardier (MR) et Jean-Paul Bastin (Les Engagés), il est temps de réapprendre à cohabiter sur ces voies partagées.
« Je pense que d'abord, il doit y avoir une bonne compréhension de ce qu'on peut faire, de ce qu'on ne peut pas faire et que à un moment donné, si tout le monde comprend les règles du jeu, et bien alors on est plus dans l'adhésion. Donc le premier message, c'est la sensibilisation et la communication de manière positive. », explique Jean-Paul Bastin.
« On ne prend pas un Ravel, on ne prend pas la route, on la partage et donc rappeler ces règles, communiquer là-dessus — ça fait longtemps qu'on n'a plus communiqué sur ces règles de bonne conduite — nous paraissait tout à fait important »; ajoute Charles Gardier.
Sensibiliser et clarifier les règles
Premier axe : la sensibilisation. Objectif : rappeler les règles et encourager le respect entre les différents usagers. Mais pour garantir une cohabitation plus apaisée entre piétons, cyclistes, familles ou encore usagers motorisés autorisés, les députés plaident aussi pour une uniformisation des règles sur l’ensemble du réseau. « Ce qui existe aujourd'hui n'est pas suffisamment connu, appliqué et su par les différents usagers et ça c'est extrêmement clair. Après, il y a quelques éléments sur lesquels il va falloir quand même se pencher : certains types de véhicules qui vont sur les Ravels ou qui ne vont pas dessus, et également travailler sur certains croisements. Quand on passe d'un Ravel à une cyclo-route, ce n’est pas tout à fait pareil. Quand on arrive à un carrefour par exemple, qui a priorité sur qui, tout ça doit être clarifié et c'est l'intention évidemment de ce texte », dit Charles Gardier.
Un vote attendu en avril
La proposition de résolution déposée par les députés sera soumise au vote du Parlement wallon le 8 avril prochain. « Ensuite, l'agence Wallonne de la sécurité routière va recevoir cette résolution de la part également du ministre de la mobilité, qui va devoir la mettre en œuvre. On s'attend à ce que dans les prochains mois, il puisse y avoir le rapport qui soit édicté. J'espère avoir le catalogue de types de panneaux mais aussi de recommandations qui puissent être faites et qu'on pourra alors voir fleurir progressivement dans les prochains mois et à partir de l'année prochaine », précise Jean-Paul Bastin.
Une campagne en préparation
En amont, une vaste campagne de sensibilisation doit être lancée en collaboration avec l’Agence wallonne pour la sécurité routière.
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