« La venue de Medine à Verviers? Une fausse polémique attisée par quelques membres de l’opposition», a réagi le Collège communal, par voie de communiqué, ce jeudi soir. La question de l’interdiction de ce concert le 4 juin prochain dans le cadre du Festival Libertad n’aurait d’ailleurs jamais été évoquée selon la majorité. « Le droit à la liberté d’expression, y compris la liberté d’expression artistique, est protégé par notre Constitution ainsi par diverses dispositions des traités relatifs aux droits humains, notamment la Convention européenne des droits de l’Homme. Il s’agit d’un droit fondamental, auquel nous sommes viscéralement et farouchement attachés », peut-on lire ajoutant qu’elle n’était toutefois ni totale, ni illimitée.
Le malaise, selon le Collège, se situe ailleurs. Tout d’abord, dans la confrontation entre le cadre de la prestation et le choix de l’artiste. « LIBERTAD, un festival gratuit, au cœur d’une ville multiculturelle, et fédérant de multiples intervenants publics, dont la Ville de Verviers. Il ne s’agit pas d’un « simple » festival parmi d’autres. Ni d’un concert privé. Il s’agit d’un événement qui se veut porteur de sens, et d’engagement en faveur des valeurs d’égalité, d’antiracisme, de solidarité et de citoyenneté. Or, MEDINE est un artiste aux multiples polémiques. C’est un fait. Et c’est la résultante d’une pensée élaborée et assumée, d’un artiste engagé, tant sur scène que dans divers réseaux de terrain. MEDINE, c’est une certaine lecture de la laïcité. C’est une certaine approche des dynamiques entre groupes sociaux. Et c’est une certaine conception de la place que peut encore avoir, en 2022, un mot comme « pédéraste » En l’espèce, il n’est pas certain que la cause défendue (qui est pourtant essentielle) ait beaucoup progressé à l’issue du festival. Et c’est regrettable. Il serait bien qu’à l’avenir la défense de la cause ne soit pas desservie par la recherche d’un succès de fréquentation. »
Ensuite, dans la méthode. « Il est un fait que la (grande) majorité des membres du Collège a appris la programmation de MEDINE par MEDINE lui-même. C’est aussi le cas des conseils d’administration de certains partenaires, voire de certains sponsors. La réponse à apporter à ces dysfonctionnements est toutefois une question d’organisations internes. »
Enfin, la Ville rappelle que la polémique s’est enflammée autour d’une décision qui n’existe pas et qu’un débat serein et constructif aurait pu se tenir sur le sujet. Elle regrette que cela n’ait pu se faire. Et considère le sujet comme clos. Le Collège délèguera au C.R.V.I. la signature du contrat avec l’artiste, et les obligations qui en découlent.
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