D’ici 2030, la SWDE devra recruter plusieurs centaines de personnes, notamment dans les métiers techniques en pénurie. Au Polygone de l’Eau à Verviers, le Forem forme les futurs talents.Le ministre Coppieters a pu découvrir ce partenariat.
Ouvrir un robinet est devenu un geste banal. Pourtant, derrière chaque goutte d'eau se cache un immense réseau qu'il faut entretenir au quotidien. Un travail assuré par des métiers souvent méconnus, mais aujourd'hui confrontés à une pénurie de main-d'œuvre.
Pour la SWDE, l'enjeu est de taille. L'entreprise entretient 37 000 kilomètres de conduites et devra recruter plusieurs centaines de collaborateurs d'ici 2030 pour assurer ses missions. « Nos recrutements, on doit les garantir pour pouvoir continuer à investir comme on le fait massivement dans le renouvellement de nos installations. On a besoin d'un vivier de main-d'œuvre important pour atteindre ces objectifs », explique Nicolas Pire, de la SWDE.
Parmi les profils les plus recherchés : les fontainiers et les électromécaniciens. Des métiers indispensables pour assurer la maintenance du réseau et répondre aux nouveaux défis liés notamment au changement climatique.
À Verviers, le Polygone de l'Eau tente de répondre à ces besoins. Ce centre de formation partagé par le Forem et la SWDE permet aux futurs professionnels de se former dans des conditions proches de la réalité, grâce notamment à un réseau de distribution d'eau grandeur nature, unique en Europe. « On organise des formations sur mesure pour donner aux chercheurs d'emploi les compétences dont les entreprises ont besoin », explique Raymonde Yerna, administratrice générale du Forem. Un dispositif qui porte ses fruits : « Quand on est dans les formations pour les métiers en pénurie, on dépasse les 95 % de taux d'insertion ».
Le ministre wallon de l'Environnement, Yves Coppieters, est venu découvrir ce partenariat développé depuis plus de 20 ans entre le Forem et la SWDE. « Il faut investir dans les infrastructures, dans les lieux de formation, mais il faut surtout faire connaître ces métiers en pénurie », souligne-t-il. Car face au vieillissement des infrastructures, aux défis climatiques et aux besoins croissants du secteur, la sécurisation de l'eau passe aussi par la formation de celles et ceux qui feront vivre le réseau de demain.
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