Mokhtar (nom d’emprunt) est un Verviétois de 46 ans qui voit un jour débarquer chez lui des policiers, à sa grande surprise, dira-t-il. C’est qu’on le soupçonne de pédopornographie, ce qui pourrait lui valoir trois ans de prison.
C’est sur l’intervention d’un organisme qui traque les faits de pédopornographie sur Internet et qui a dénoncé Mokhtar que les policiers sont intervenus. Et de fait ils trouvent sur son téléphone cinq vidéos montrant un petit garçon dont l’âge n’a pas été précisé avec une dame plus âgée, largement adulte. Ces vidéos, il les aurait partagées avec d’autres.
Cela, devant le tribunal correctionnel où il comparaît libre sous des préventions de diffusion et de détention d’images pédopornographiques, il le conteste fermement, malgré la découverte sur un téléphone de photos de jeunes enfants. « Ces photos, je ne les ai jamais vues, je ne sais pas d’où elles proviennent. J’ai communiqué avec beaucoup de dames, mais toutes majeures » prétend-il.
Un téléphone secret
Ce que Mme Mathonet, ministère public, a beaucoup de mal à croire. « Son adresse IP a été débusquée par l’organisme qui a capté l’échange de ces images. Elles proviennent d’un téléphone secret tenu en cachette de son épouse découvert lors d’une perquisition. » Face à ces dénégations absurdes, elle réclame trois ans de prison.
Mais pour son avocate Me Mehari, personne ne peut affirmer qu’il a réellement vu ces images litigieuses, mises à part celles parfaitement licites avec des dames majeures. Elle évoque la possibilité d’avoir un doute, et donc l’acquittement de Mokhtar.
Jugement dans un mois.
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