A Goé, sur la commune de Limbourg, de nouvelles règles de circulation inquiètent les riverains depuis plusieurs mois. Parmi elles, l'autorisation donnée aux cyclistes d’emprunter certains sens interdits. Ils trouvent cela dangereux.
A peine inauguré, le cœur de village de Goé, repensé pour plus de convivialité et d’apaisement, suscite déjà des inquiétudes. En cause : des rues placées à sens unique comme ici rue de l'Eglise. « Depuis quelques semaines, une nouvelle signalétique a été mise en place pour vraiment encourager les vélos à prendre les sens interdits. C'est légal, c'est étudié, ce n'est pas ça qui pose problème mais ce qui est faisable sur papier ne l'est pas toujours dans la réalité, expose Céline Soupart, conseillère communale à Limbourg. Et c'est vraiment pour ça que j'ai eu envie de relayer la parole de nombreux Goétois. C'est montrer que certains tronçons du coeur du village sont accidentogènes et même si la co-existence des deux types de mobilité est à privilégier, à certains endroits, ce n'est pas possible. »
Sur place, les changements sont visibles : places de stationnement tracées au sol, bacs de fleurs installés. Résultat, une voirie rétrécie et donc peu d’espace pour se croiser ou éviter un obstacle. Ce qui tracasse cet agriculteur. Les véhicules agricoles étant encore bien plus larges que les voitures. « C'est maintenant que le village est aménagé qu'on se rend compte des soucis qu'il y a, s'inquiète Benoît Schils. Il y a aussi les transports en commun qui prennent de la largeur et ils auront le même problème que nous.»
Une problématique loin d'être isolée. « Quand on doit ramener l'herbe de Hèvremont et qu'il faut passer rue du Monument, maintenant, il faut faire la petite descente et passer un virage à presque 90 degrés avec les charrois. Ils ont du mal parce que c'est une sale descente, il y a un tournant, une priorité de droite où c'est dangereux et voilà, je ne suis pas le seul agriculteur de la commune. D'autres ont les mêmes problèmes que moi », poursuit Benoît Schils.
Nombreux sont donc les riverains à demander une révision du plan. S'il dit comprendre les craintes, l'échevin des travaux et de la mobilité n'a pas la main. « Une révision du plan malheureusement, ce ne sera pas possible, regrette Grégory Schmits. Quelques petites adaptations éventuellement. C'est un service partenaire avec qui on travaille. Ce service partenaire, il nous donne ses critères de réalisation en fonction du code du gestionnaire et du code de la route et donc ces plans ont été dessinées et ces aménagements ont été décidés en accord avec les législations en vigueur. »
Face aux préoccupations des Goétois, le bureau d'étude en charge du dossier est venu vérifier la situation. Les largeurs sont bien conformes. Reste à trouver une solution. « La solution, notamment dans la rue de l'Eglise, c'est qu'on va mettre en place une bande ocre qui est la matérialisation des véhicules légers donc cyclistes etc. Ça encouragera les usagers à rouler moins vite et à respecter les limitations de vitesse et d'avoir une bonne entente entre tous les usagers de la voirie. »
Un peu de temps et de nouvelles habitudes seront aussi nécessaires pour permettre au village de retrouver son équilibre et une certaine sécurité.
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