Le métier de chauffeur de bus connaît une pénurie importante. Les entreprises peinent à trouver des candidats et les formations se multiplient pour répondre à la demande comme c'est le cas à La Calamine.
Au volant de son bus, les manoeuvres s'enchaînent pour Marie-Ange Mafa. Gestion d'un passage étroit, marche arrière ou encore stationnement, rien ne lui est épargné. Dans cet habitacle surélevé, chaque geste doit être maîtrisé. Le vrai défi ? La visibilité. « C'est très compliqué, sourit Marie-Ange Mafa. Nos meilleurs amis, ce ne sont pas les grandes vitres, c'est plutôt les rétroviseurs. Aussi bien sur la voie publique ou en manoeuvre, il y a énormément de points morts donc ils nous servent énormément. »
Sous l’œil attentif de son moniteur, chaque mouvement est analysé, corrigé et répété jusqu'à devenir un réflexe. « Quand je lui ai dit qu'elle devait plus prendre son espace et utiliser tout l'espace qu'on lui donnait, on a vu que les autres manoeuvres ça allait déjà beaucoup mieux. C'est ça le secret, c'est utiliser tout l'espace qu'on a à disposition », explique Danny Weirich, Formateur à la Driving school Academy de Keolis.
Un bus n'est pas une voiture mais très vite, la confiance s'installe. L'an dernier, l'opérateur de transport privé, Keolis, a formé 25 candidats chauffeurs via son école de conduite. Un chiffre en constante augmentation car le secteur est en pénurie. « Aujourd'hui, au niveau national donc dans toutes les entreprises privées autocars et autobus de Belgique, il y a 530 postes vacants pour des chauffeurs de bus de ligne, de bus scolaire et de bus touristique. Tout le monde est le bienvenue, il suffit de conduire et d'aimer le contact social », note Kim Taylor, Porte-parole de la Fédération Belge des entreprises d'Autobus et Autocars.
En 2025, 763 permis D ont été délivrés soit 20% de plus qu'en 2024. Le métier offre de réelles opportunités. « Un même seul permis de conduire D donne accès à 3 métiers en une fois. Je peux devenir chauffeur de bus de ligne, de bus scolaire et chauffeur d'autocar touristique en fonction de mon style de vie. Si je veux travailler en temps plein ou temps partiel, localement ou à l'international ou si je veux avoir un horaire plus flexible ou plus stable, tout est possible. »
Cette polyvalence a justement séduit Marie-Ange Mafa. « Je suis boulangère-pâtissière de formation, j'ai fait ça pendant 30 ans, je fais encore un petit peu en complémentaire mais voila je travaille de jour maintenant, l'horaire est adapté, franchement j'ai une meilleure qualité de vie et de famille surtout. »
De nouveaux candidats sont activement recherchés et peuvent rapidement être formés. Que ce soit via le Forem, les entreprises privés ou encore l'enseignement de promotion sociale.
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