Trois hommes, dont un est détenu, sont poursuivis devant le tribunal correctionnel, pour trafic de drogue, un fléau qui prospère à Verviers. L’un d’eux écope d’une peine de deux ans ferme et 16.000 euros d’amende.
C’est lors d’une perquisition dans un logement de la rue de France, à Verviers, dans le cadre d’un autre dossier concernant des armes, qu’on y découvre un lot de cocaïne et de haschich plus des sachets servant à l’emballage de doses de drogue. Là habite un certain Amir (nom d’emprunt) mais les policiers ont la surprise de tomber en sa compagnie un certain Tahir (idem), qui est bien connu par eux puisqu’il a déjà à son palmarès deux condamnations pour trafic de drogue, dont une à 3 ans de prison.
Ce dernier, qui comparaît détenu est en séjour illégal, après un séjour en Allemagne. Il prétend être Tunisien, mais l’enquête a pu prouver qu’il était en fait Marocain
Tahir dit aussi qu’il a maintenant une petite amie qui va le sortir de l’illégalité, on suppose en se mariant. « Et ben, elle va avoir du travail » avait ironise le juge M. Defechereux. Après avoir dit qu’il ne faisait que loger chez Amir et n’avoir rien à voir dans un trafic, il avouera s’être remis dès sa sortie de prison et son séjour en Allemagne à vendre juste pour manger et boire, et couvrir sa consommation. Un grand classique !
Et puis il y a le cas d’un troisième larron, Ali, impliqué dans le trafic. D’abord, il affirmait qu’il ne connait pas Amir, alors que l’enquête révélera qu’il en était en fait le neveu. Mais il admettait consommer 1 gramme de cannabis par mois et qu’il consomme depuis l’âge de 16 ans alors qu’il en a maintenant 19. « C’est difficile d’arrêter » avait-il dit.
Il avait avoué quand même avoir dépanné deux ou trois amis. « Mais je n’étais pas au courant que cela était considéré comme de la vente » prétendait-il benoitement. Quant à Amir, il prétend n’avoir ni vendu ni même consommé, au mépris d’une photo le montrant snifer une ligne de cocaïne.
Un verdict plus sévère
S’il admet qu’on n’avait pas affaire à un énorme trafic, le Ministère public réclamait 18 mois de prison pour Tahir, compte tenu de sa récidive légale, mais s’était montré plus modéré pour Ali en réclamant six mois, et carrément la suspension du prononcé pour Amir qui n’est poursuivi que pour détention. Chose étonnante, son avocat plaide lui pour une peine de travail.
Le verdict du tribunal est plus sévère que réclamé, en tout cas pour Tahir, qui se voit infliger 2 ans de prison ferme et… 16.000 euros d’amende !Peu de chance toutefois que cette somme entre un jour dans les caisses de l’étatAli s’en tire avec une peine de travail de 60 heures, ou 6 mois de prison. Quant à Amir, il est acquitté.
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