VEDIA

Il avait failli tuer ses deux enfants à Dison : 30 mois avec sursis probatoire

 27 octobre 2020 14:59  |   Dison


Le 21 décembre 2019, on est passé près d’un drame effroyable à Dison : un Disonais de 41 ans a failli tuer ses deux enfants de 12 et 9 ans d’un coup de fusil tiré involontairement en manipulant une arme. Les deux enfants, dont l’un touché dans le dos, ont heureusement pu en réchapper sans séquelles.

Les circonstances de ce qui aurait pu être une véritable tragédie ne sont pas banales, telles qu’elle sont apparues au tribunal correctionnel où le père a été jugé pour coups et blessures involontaires mais par manque de précaution, et où il risque trois ans de prison. Il faut dire que l’homme possédait 4 armes, dont un fusil mitrailleur et une riot gun. Pour défendre son commerce, dit-il. Des armes auxquelles il avait initié ses enfants les jours précédents en tirant bêtement dans un mur du logement.

Le jour du drame, il prétend qu’il avait bu énormément et pris de la cocaïne et du cannabis, et qu’il s’était assoupi dans le divan. C’est alors que ses enfants auraient joué avec une arme, en compagnie d’un petit voisin de 11 ans. C’est ce dernier qui aurait tiré dans le mur. Le père, réveillé,se serait alors saisi de l’arme et le coup serait parti tout seul, touchant ses deux enfants à la fois. C’est son frère, alerté, qui a conduit les deux enfants à l’hôpital.

Une version battue en brèche par une vidéo tournée par un de ses fils. On voit clairement le père derrière le petit voisin l’inciter à tirer dans le mur et même lui dire : « Pas dans la télé, hein ! ». Et après le coup de feu, c’est en essayant de décharger l’arme que le tir blessant ses enfants est parti. Ce qui fait dire au ministère public que ce résultat miraculeux n’est pas dû à la malchance, mais à des manquements abyssaux de prévoyance et de précaution, sans parler de non assistance à personnes en danger. En effet, au lieu de s’occuper du sort de ses enfants, le père a caché les armes dans un faux plafond, et tenté de faire croire à l’intrusion d’un individu. Il avait donc requis trois ans de prison, dont au moins un an ferme.

La défense, qui le dit profondément marqué par cet évènement, sollicitait de son côté un sursis total. Ce qu’elle a obtenu, pour les 30 mois de prison infligés, mais un sursis probatoire avec obligation d’un suivi psychologique visant à traiter son addiction pour la drogue et l’alcool. (L.B)










Les cookies sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de notre site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

J'accepte