C’est la dernière fois que le public pénètre au coeur du Grand Théâtre de Verviers. Construit entre 1890 et 1892 par l’architecte verviétois Charles Thirion, le Grand Théâtre a alors une capacité d’accueil de 1300 spectateurs, bien plus que les 700 places de son prédécesseur, la Bonbonnière de la Place Verte, dépassée par une cité lainière désormais au faîte de sa richesse.
Ce sont des dizaines de visiteurs qui, durant trois jours, poussent les portes de ce Grand Théâtre inaccessible depuis le printemps 2015 après l’effondrement d’une partie des moulages du Foyer des artistes. Du fonds de cale avec une machinerie appelée à disparaître au poulaillier où les spectateurs sont debouts -déjà la séparation des classes sociales- en passant par la quarantaine de loges et une scène qui présente une pente de 4%, celles et ceux qui, hier, étaient assis dans la salle ou montaient sur les planches, se croisent et se mêlent.
Un au revoir mais pas un adieu. Une autre page s’ouvre, celle de l’extension et de la restauration de ce Grand Théâtre confiées à l’ auteur de projet bruxellois, l’Escaut Architectures.
Les six lots du marché public ne sont pas encore attribués. Les offres de prix explosent et la note fixée a une trentaine de millions d’euros en 2021 pourrait s’envoler. Mais le premier coup de pioche du nouveau théâtre reste annoncé pour mai 2023.
B. Lousberg
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