Ils venaient de notre région, de Valence, d'Allemagne, des Pays-Bas ou de France. Durant 3 jours, des élus et chercheurs d'Europe se sont rassemblés à Verviers pour échanger sur la reconstruction après les inondations. Le point sur les bonnes pratiques.
Juillet 2021, des inondations historiques frappent notre région mais aussi l'Ouest de l'Allemagne et les Pays-Bas. 3 ans plus tard, d'autres inondations extrêmes touchaient Valence et le Nord de la France. Ces événements météorologiques extrêmes augmentent en fréquence et en intensité. Comment mieux s'y préparer ?
Durant 3 jours, à Verviers, élus, chercheurs et acteurs de terrain de ces 4 régions sinistrées ont confronté leurs expériences lors d'ateliers organisés par JCAR ATRACE. Objectif : retirer les bonnes pratiques qui permettraient demain de mieux se rétablir et plus efficacement.
Le premier défi est la gestion de crise. Il faut se coordonner entre différents niveaux de pouvoir. En Wallonie, plus de 1,4 million de repas ont dû être distribués, 3500 personnes ont dû être relogées. Il faut aussi nettoyer les bâtiments endommagés, rétablir les voiries, les hôpitaux, parfois les réseaux d'eau potable, d'électricité et de gaz. En Wallonie, par exemple, 7000 compteurs de gaz ont été touchés. Quant au réseau d’égout, la station d'épuration de Wegnez devrait seulement être remise en marche ce mois de mai. Elle traite les eaux usées de 110.000 habitants.
Autre enjeu clé : le financement. Sans intervention du gouvernement, les victimes wallonnes n'auraient reçu que 20% de l'indemnisation nécessaire. Après celle-ci, les assureurs ont presque doublé leurs limites de couverture. Mais en Allemagne, cette assurance contre les inondations est facultative.
L'autre grand défi est de reconstruire en mieux, d'être plus résilient. En pratique, c'est parfois difficile, pour aller vite, certaines structures sont reconstruites à l'identique, comme avant.
Et puis, il y a la gestion des risques d'inondation avec l'aménagement des berges, le fait de laisser plus d'espace à la rivière, la mise en place des bassins d'extension de crues, des incitations à tous les niveaux – habitants, agriculteurs, commune, entreprises, à mieux infiltrer la pluie là où elle tombe ou encore la mise en place de plans d'urgence.
Pour faire le point sur ces échanges mais aussi sur les bonnes pratiques chez nous reproductibles ailleurs, nous avons avec nous sur le plateau :
*Benjamin Dewals, Professeur d'hydraulique à l'Université de Liège
*Marie-France Beaufils, Présidente du Centre européen de Prévention du Risque d'Inondation (CEPRI)
*Joël Privot : Urbaniste à l'Université de Liège, co-pilote du Schéma stratégique du bassin versant de la Vesdre
*Florence Rittweger : Directrice du Département technique de Verviers