"La santé mentale des jeunes en danger": le cri des Maisons de jeunes

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Avant la pandémie, ils étaient une quarantaine de jeunes de 13 à 26 ans à pousser la porte chaque jour la Maison des Jeunes de Hodimont après l’école. Depuis la mi-octobre, la porte est close. Comme de nombreuses autres structures dédicacé à la jeunesse, elle a dû fermer.

"Je m’ennuie beaucoup. Je n’ai plus rien à faire après l’école. Je dois retourner directement à la maison", explique Hamida.

"Il n’y a que du négatif"

"Il n’y a aucun point positif au covid. Que ce soit pour les Maisons de Jeunes, on n’a pas le droit de venir. Pour nous les étudiants, on n’a pas le droit d’aller en cours. On est tout le temps en distanciel. On ne peut pas sortir. On peut seulement faire les magasins mais on ne peut plus faire d’activité culturelle: on ne peut pas aller au cinéma ou au bowling. Il y a que du négatif", signale Narjisse.

Ils sont une poignée à venir déposer leurs paroles, leur vécu mercredi à la Maison des Jeunes de Hodimont. Depuis cette semaine, la MJ peut remettre sur pied de la remédiation scolaire pour les 13-18 ans et réorganiser des activités mais uniquement en extérieur et par bulle de 10. 

Et les jeunes de 18 à 26 ans?

 "On est obligé de refuser les jeunes de plus de 18 ans. Les jeunes de 18 à 26 ans n’ont pas le droit de venir. Quant aux autres, ils peuvent venir mais uniquement à l’extérieur. On est en hiver. La météo, ce n’est pas très agréable. En plus, tout est fermé. On ne sait pas faire grand-chose. C’est le tout début ici. On va voir si les jeunes vont venir, s’ils vont accrocher", indique Luc Dardenne, animateur à la Maison des Jeunes de Hodimont.

La MJ aurait souhaité revenir à la situation de l’été dernier: des activités intérieures et extérieures, des séjours même, par bulle de 10, sur inscription. A l’époque, les contaminations avaient été minimes.

"Je n’arrive pas à m’imaginer dans deux ans"

Si on rappelle aux jeunes quotidiennement leurs devoirs, qu’on les désigne même parfois comme responsables dans la propagation du virus, on ne leur donne pas de perspectives d’avenir selon la Maison des Jeunes de Hodimont. L’avenir, Assouma, n’arrive d’ailleurs pas à l’imaginer: "Je n’essaie pas de me projeter. Je n’y arrive pas... Dans deux ans, je serais quoi? Je ne sais pas".

"Pour nous, les équipes d’animation, c’est pareil. On a vraiment une perte de sens de notre métier. On ne sait plus ce qu’on est en train de faire. On ne sait plus si c’est utile et, de toutes manières, on arrive pas à faire les missions qu’on nous demande de faire dans notre décret. C’est très compliqué", souligne Luc Dardenne.

Un plan de relance avec les jeunes comme première préoccupation

Avec une cinquantaine de structures liées à la jeunesse, la Maison des jeunes de Hodimont a signé une carte blanche pour demander aux autorités ministérielles un plan de relance, en urgence, pour remettre les jeunes au centre des préoccupations. Pour elle, c’est clairement la santé mentale des jeunes qui est en jeu.

Avec les mots, slogans et textes des jeunes, ils ont décidé d’interpeller le grand public sur cette détresse. Une grande mobilisation de toutes les maisons des jeunes est prévue le 24 février. (Au.M)


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