Face aux prévisions météo, le gouverneur de la province de Liège tire la sonnette d'alarme. Après des SMS d'alerte, il a recommandé de libérer les élèves dès midi. Une décision qui bouscule l’organisation des écoles et interroge la gestion du risque.
À l’Athénée royal Ardenne Hautes Fagnes de Malmedy–Stavelot, la recommandation du gouverneur de la Province de Liège, Hervé Jamar, est tombée en pleine matinée. Suite aux prévisions météorologiques, il invite toutes les écoles à libérer les élèves dès midi.
Des organisations bousculées
« C’est assez intense. Nous avons deux implantations et deux écoles fondamentales. Il faut une communication claire et identique partout, gérer les repas chauds, prévenir les parents et organiser le personnel, dont certains doivent aussi aller rechercher leurs propres enfants », explique la directrice faisant fonction, Vinciane Leblan.
Ce matin s’est jusque là déroulé presque normalement. Habitués aux conditions hivernales, élèves et professeurs sont venus. Suite aux sms d’alertes du gouverneur, le Réseau Wallonie Bruxelles Enseignement avait quand même émis des règles de prudence dès jeudi soir.
« Dès hier soir, nous avions informé les parents qu’ils pouvaient garder leurs enfants à la maison en cas de difficulté de venir rechercher leurs enfants fin de journée. En disant, évidemment que l'équipe éducative serait présente pour assurer l'accueil des enfants et la garderie. Finalement, ce matin, l'école a été très peu perturbée », précise-t-elle.
À Stavelot, des classes presque vides
Au Collège Saint-Remacle de Stavelot, le choix a été différent. Dès l’ouverture, les classes étaient pratiquement vides. La veille au soir, en concertation avec d’autres établissements, la direction a recommandé de garder les élèves au chaud, à la maison. « Le risque chez nous était surtout en fin de journée, mais nous avons déjà vécu énormément de situations où les bus étaient à l’arrêt en cours de journée. Cela allait être le chaos de gérer près de 700 élèves sans bus de retour», explique la directrice, Anne Lallemand.
Une décision difficile
La neige et le verglas étaient déjà bien présentes dès hier soir dans certains villages de la région. Il n’empêche: suspendre des cours est une décision difficile. «On est clairement dans un gros débat interne où on se dit: "Est-ce que je le fais mais que peut-être il y a une chance qu'il ne se passe rien," ou "Je ne le fais pas mais alors je porterai la responsabilité d'avoir peut-être mis des gens en danger". Et donc, jusqu'au bout et jusqu'à ce qu'on ait confirmation, on ne saura jamais si c’était la bonne décision. Mais notre priorité, c'est vraiment la sécurité et l’intégrité physique de chacun avant tout », souligne Anne Lallemand.
Le principe de précaution comme ligne de conduite
À Malmedy comme à Stavelot, le principe de précaution prévaut. Anticiper, prévenir et adapter les comportements pour éviter qu’une situation délicate ne dégénère: la culture du risque est de plus en plus présente face à un climat où les extrêmes se multiplient.
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