Préserver la nature pour mieux protéger l’eau : c’est l’objectif d’un nouveau projet mené conjointement par le Groupe Spadel et le Parc naturel des Sources. A Bronromme, près de Spa, plusieurs aménagements sont actuellement en cours.
Une pelleteuse en action, non pas pour détruire mais pour recréer la nature. A Bronromme, c'est un vaste projet de restauration écologique qui prend forme avec la création de 14 mares. « Ces mares vont permettre à la fois de ralentir l'eau et de stocker l'eau car, on le sait, on est face à une accélération du changement climatique, explique Maxime Sohy, Hydrogéologue chez Spadel. Il y a des sols qui vont devenir de plus en plus secs et en même temps, ces mares vont permettre de mettre à disposition cette eau pour l’environnement qui nous entoure et toutes les espèces qui vont pouvoir en bénéficier. »
Depuis de nombreuses années, le Groupe Spadel protège les zones naturelles autour de ses captages d'eau. 4 sont ici en exploitation sur une superficie de 63 hectares, entre terres agricoles et zones forestières. « C'est super importante pour Spadel et pour plusieurs raisons. D'abord, on va continuer à protéger notre source, la ressource en eau. On va continuer à protéger les quantités d'eau qui vont pouvoir s'infiltrer mais également la qualité de l'eau qui va continuer à rester exceptionnelle », poursuit Maxime Sohy
Soigner la nature par la nature, c'est aussi ce que permet l'expertise du Parc Naturel des Sources associé aux aménagements. Sur un km, une allée d'épiceas a été broyée pour accueillir des essences locales plus résistantes comme le genévrier. « Ici l'intérêt, c'était de repartir à 0 et de pouvoir ré-implanter des espèces de chez nous, diversifiées qui ne joueraient pas seulement le rôle de brise-vent paysager, dévoile Paul Crismer, chargé de mission biodiversité pour le Parc Naturel des Sources. Donc, on va se retrouver avec une allée triple rang, au lieu d'avoir un simple rang, qui va être fournie avec des arbres de plus haut jets et des espèces plus basses avec davantage de fleurs que les épiceas. »
Agir aujourd'hui, c'est aussi protéger demain.« Tous ces aménagements là vont aussi avoir des impacts sur la résilience du bassin versant par rapport aux inondations, aux sècheresses parce qu'on va ralentir les cycles de l'eau sur le bassin versant et tout ça aura un avantage sur l'ensemble. »
A terme, une réserve naturelle devrait voir le jour et ramener une faune variée allant des chauves-souris aux oiseaux, en passant par les reptiles, les amphibiens et les insectes.