Quel avenir pour les travailleurs de Ziegler Belgique ? Le groupe, actif dans le secteur de la logistique et du transport, traverse actuellement une crise. 550 emplois seraient menacés dont une quarantaine à Welkenraedt.
C'est officiel. Ziegler Belgique est à vendre. C'est l'information donnée le 8 mai dernier à la CSC-Transcom lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire. Ce lundi encore, le syndicat chrétien rencontrait la direction, une procédure de reprise est actuellement en cours. « Il y a donc plus de 10 repreneurs potentiels aujourd'hui, mais quelques-uns seulement reprendraient l'activité dans son entièreté, explique Philippe Lescot, permanent CSC-Transcom en charge du groupe Ziegler. Donc, on en est là à ce stade-ci. Nous n'avons pas de nom par rapport aux sociétés qui pourraient éventuellement reprendre. Ce que nous savons, c'est qu'il y a 550 emplois qui sont en danger. Ce qui ne veut pas dire qu'il va y avoir 550 pertes d'emploi, mais nous pouvons nous retrouver dans un système où à un moment donné, il y a des doublons. À un moment donné où on se dirait ben telle activité de l'entreprise, ben on doit s'en séparer. Nous en sommes à ce stade là. »
En mars dernier, ce sont les filiales françaises du groupe qui étaient mises en liquidation entraînant la suppression effective de 1400 emplois. Une gestion financière chaotique combinée à des difficultés conjoncturelles expliqueraient cette situation. « Il y a eu des mauvais investissements, il y a eu des mauvais choix et aujourd'hui la Belgique est un dommage collatéral de ce qui se passe en France. Mais nous ne sommes pas sur le même modèle aujourd'hui puisqu'ici, il y a une vraie volonté de reprendre. Il y a une activité qui existe. Donc c'est pas comme s'il y avait plus d'activités, c'est pas comme s'il y avait plus de clients. C'est tout est là pour que cette société soit reprise et continue à vivre. »
Un sentiment partagé par Jean-Luc Nix, attentif au sort des 40 travailleurs du dépôt de Welkenraedt. « Ziegler en Belgique fonctionne, affirme Jean-Luc Nix, le bourgmestre de Welkenraedt. Il y a des transactions qui se font. Il y a manifestement 10 repreneurs mais il ne faut pas précipiter les choses. Il ne faut surtout pas parler de pertes d'emplois à l'heure actuelle, c'est trop tôt pour le dire. Je pense qu'il y a assez de repreneurs pour ce secteur là. »
Ce que confirme la CSC-Transcom, il n'est pas question de licenciement mais le syndicat réclame de la transparence. « On est bien d'accord qu'aujourd'hui on est dans du débat, on est vraiment sur de la construction pour essayer de s'en sortir. On n'est vraiment pas dans le conflit social à ce stade. »
D'autres réunions sont d'ailleurs déjà programmées afin de rassurer les travailleurs et ramener un peu de sérénité au sein du groupe Ziegler.