C’est un des apprentissages des inondations: nous devons mieux connaître les risques, nous y préparer, agir et collaborer pour mieux gérer les crises… puis nous relever. C’est ce qu’on appelle la culture du risque!
Après 10 ans, on oublierait progressivement les inondations. Conserver la mémoire des crues passées, c’est important pour informer les futurs habitants. Des repères de crues ont donc été placés tout au long de la vallée de la Vesdre.
Un autre problème qui s’est posé en juillet 2021: alerter la population. Verviers a acheté une sirène mobile et l’a testé pour habituer la population à ce dispositif. "On l’a bien vu lors des inondations de 2021, qui ont touché toute la vallée de la Vesdre et au-delà. Même si nos moyens sont performants, ils peuvent être dépassés. Nous voulons responsabiliser chaque citoyen pour qu’il puisse se protéger au maximum", explique Adrien Demazy, coordinateur du PLANU de Verviers.
Limbourg a, elle, mis en place des référents quartier, sorte d’ambassadeurs de la culture du risque, formé à la gestion de crise.
Pour protéger son logement contre ces crues, adapter son jardin ou savoir comment s’assurer, les Contrats de Rivières de Wallonie ont mis sur pied un vaste salon de prévention des inondations, Inondéa. C’était à Seneffe, le printemps dernier. Près de 300 citoyens et agriculteurs et 217 politiques étaient au rendez-vous.
Le Contrat de Rivière Vesdre informe et forme aussi les communes avec Exact lab, un simulateur de pluies et de sécheresse sur un territoire précis. Les agents spadois ont testé ce dispositif à Jalhay... et ce n’est pas anodin, car l’idée, c’est de collaborer pour mieux agir, ensemble, à l'avenir.