Michaël Vanloubbeeck est le nouveau président de Noshaq, le fond d'investissements public liégeois. Noshaq soutient des entreprises mais a aussi participé à la reconversion du site Martin Frères ou de PVI à Verviers. Comment envisage-t-il son mandat?
En chiffres, Noshaq c'est 60 collaborateurs, 120 millions d'euros investis chaque année et un portefeuille de 478 sociétés qui représente 35.000 emplois.
Ancien échevin theutois
Le Theutois Michaël Vanloubbeeck vient d’en prendre la présidence. Ancien échevin MR de Theux, il est aussi passé par les cabinets Reynders et Bellot ainsi que par la SNCB, avant de rejoindre la SFPI (fonds souverain belge), dont il est le directeur financier depuis 2019.
Aujourd’hui, il succède à Jean-Michel Javaux à la tête du conseil d’administration de Noshaq. Depuis plusieurs années, Noshaq dégage des profits tout en ayant un impact sur le territoire avec des projets comme la reconversion du site Martin Frères à Verviers, où l’ancienne usine a été transformée en espaces de bureaux destinés à des entreprises.
Noshaq porte aussi le projet PVI (ancien Inno puis H&M), entre les places Verte et du Martyr, toujours à Verviers. Les travaux, estimés à 15 millions d’euros, prévoient l’aménagement de commerces, de bureaux et de logements.
Dans notre région, Noshaq œuvre également à la transformation de l’ancien site de Schneider Electric dans le zoning des Plénesses.
Trop d’invests ?
Dans la Déclaration de politique régionale, on peut lire la volonté de « travailler » à la rationalisation du nombre d’invests wallons tout en renforçant leur articulation avec Wallonie Entreprendre.
Dans ce cadre, Michaël Vanloubbeeck prône davantage de concertation. Pour lui, Noshaq et sa collaboration avec Ostbelgieninvest (actif au sein de la Communauté germanophone) sont exemplaires en termes d’efficacité et de rationalité. Elles pourraient servir d’exemple à d’autres invests dans d’autres provinces (NDLR : il existe neuf invests au total en Wallonie).