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Simon Raskin, futur crack du tennis belge?

 04 avril 2021 13:00  |   Arrondissement de Verviers


Ex-champion de Belgique de ski en slalom dans sa catégorie d’âge, Simon Raskin a choisi de se tourner exclusivement vers le tennis. À seulement 15 ans, il est déjà classé B-2 et a pour objectif de terminer B-15 d’ici la fin de saison, ce qui lui permettrait d’obtenir un statut élite.

"J’espère aller le plus haut possible, mais si je ne parviens pas à devenir professionnel, je donnerai des cours de tennis après le travail", confie Simon, qui bénéficie d’un bon entourage pour atteindre son rêve de devenir professionnel. Son coach croit en lui, mais ne veut pas s’enflammer. "J’y crois, mais c’est lui qui doit y croire le plus. Moi j’espère qu’il va devenir pro, maintenant cela demande du travail. On ne sait pas dire aujourd’hui s’il y arrivera. Il va devoir travailler dur, s’entrainer, il ne faut pas se blesser... Il y a beaucoup de facteurs", explique-t-il. 

Travailler dur, Simon peut le faire notamment grâce à son préparateur physique, Jordi Stollenberg. "Aujourd’hui, le tennis moderne est de plus en plus physique et exigeant. On a donc décidé d’orienter son travail autour de quatre grands axes. Le premier, c’est évidemment la puissance, qui est l’expression de la force par la vitesse. On travaille donc pas mal de renforcement musculaire mais comme Simon est encore en plein développement, ce travail est orienté tennis, essentiellement avec le poids du corps. On travaille tout ce qui concerne la vitesse : vitesse de déplacement, de réaction, de décélération. Le deuxième grand axe est l’endurance cardio-vasculaire, c’est-à-dire sa capacité à répéter toutes ses vitesses de déplacement. Le troisième grand axe, c’est la coordination, au service de sa gestuelle. Pouvoir dissocier le travail des membres inférieurs et supérieurs. Et le dernier, qui est vraiment essentiel selon moi pour que Simon puisse se développer harmonieusement, c’est tout ce qui touche à la prévention prophylactique, donc prévention des blessures. Sur ce point, il y a pas mal de choses qu’on a mises en place, notamment avec cette année un peu particulière. On a essayé de le responsabiliser dans sa progression physique, avec du déverouillage articulaire, du gainage, de la proprioception etc"

Très fort quand il joue en rythme

"Quand il joue en rythme, il est très fort. Maintenant, dès que l’on va un peu crasser, il a un peu plus de mal. Mais c’est comme ça, il doit apprendre et il le fera à force de jouer. Sinon, c’est quelqu’un de très discipliné, très motivé et on verra bien comment va se dérouler la suite pour lui", explique Adrien Gerarts, le premier moniteur de Simon et actuel coéquipier en Interclubs en Messieurs 1. "Ses points forts sont son jeu de fond en premier lieu, son revers qui va très bien et son service qui s’améliore fortement. C’est un gars qui est régulier, qui a envie de travailler, qui aime bien de faire les choses comme on les lui dit, il essaye. Maintenant, il a 15 ans, donc il faudra encore du travail", raconte pour sa part son coach Benoît Bastin. 

Déterminé sur le terrain, Simon, qui s’entraine aussi tous les dimanches à l’Académie Kim Clijsters à Bree, est plutôt calme et réservé en dehors du court. "C’est un garçon très sociable mais très réservé", commence Françoise Nelissen, sa maman. "Il est souvent de bonne humeur, toujours prêt à aider. Il a beaucoup de copains"

"On lui consacre énormément de temps"

Sa maman est prête à tout faire pour lui permettre d’aller le plus haut possible, même s’il faut sacrifier la vie de famille. "Mon mari s’occupe du grand et moi de Simon pour tous les trajets et tous les cours. On est un peu tributaire de tout cela et de la condition physique aussi, car il va à des endroits différents donc on doit beaucoup le conduire. Tous les jours après journée il a des activités. On lui consacre énormément de temps"

À cause du Covid-19, Simon n’a plus disputé de match depuis plus d’un an maintenant, mais cela ne l’a pas empêché de garder la forme ni de garder ses objectifs initiaux, lui qui avait battu un B-15 avant la crise. Il ne souhaite maintenant qu’une chose... "Avoir un peu plus la gnac !" (Nicolas Lesecque)








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