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Verviers: les pompiers réclament la tolérance 0!

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 14 janvier 2020 15:38  |   Arrondissement de Verviers

Le tribunal correctionnel de Verviers poursuivait l’examen du dossier dit « des petits canariens » ce mardi. 15 prévenus sont poursuivis dans le cadre d’une vaste organisation criminelle spécialisée dans la mise en place de plantations de cannabis en Province de Liège et Bruxelles. Parmi celles-ci, une avait été découverte par hasard à Dison suite à l’incendie du bâtiment qui l’abritait. Trois pompiers de la zone Vesdre-Hoëgne et Plateau avaient été blessés au cours de l’intervention. Pour les soutenir face aux prévenus, une dizaine de collègues avaient fait le déplacement.

Audrey Degrange

C’était le 5 septembre 2015, un incendie ravageait l’ancienne menuiserie Locht à Dison. Une intervention compliquée et rendue dangereuse suite à l’effondrement d’une partie de la toiture. Un pompier se retrouve alors sous les décombres, deux autres sont également blessés. L’intervention durera de nombreuses heures et mobilisera pas moins d’une soixantaine de pompiers. "C’est un incendie qui a touché toute la zone, précise Quentin Grégoire, Commandant des pompiers de la Zone de secours Vesdre – Hoëgne et Plateau. Trois des nos hommes ont été blessés et ont, aujourd’hui encore, des séquelles."

On apprendra plus tard que l’incendie était  volontaire et que le bâtiment abritait une plantation de cannabis mettant au jour une association des malfaiteurs dont 15 prévenus comparaissaient aujourd’hui, pour la seconde fois, devant le tribunal correctionnel de Verviers. Parmi les parties civiles, les trois hommes du feu blessés et leur famille. "Il faut bien se rendre compte que le traumatisme vécu est à la fois physique et psychologique, note Dimitri Weickmans, Mandataire permanent SLFP. Quand on a n’a pas le moral, c’est toute la famille qui est impactée et il faut savoir faire le deuil de cette vie avant l’incendie."

Un deuil d’autant plus difficile à surmonter vu le caractère criminel de l’affaire. "C’est vraiment aberrant, se dire qu’on a pu être blessé alors qu’on a tenté un sauvetage de personne ou qu’on a été blessé parce que d’autres sont des délinquants qui ont voulu s’enrichir, c’est encore plus difficile à accepter", poursuit le représentant syndical. 

Pour soutenir leurs collègues dans cette épreuve, des pompiers étaient présents à l’audience de ce matin et ils le seront durant toute la durée du procès. "On veut montrer à la Justice et aux prévenus qu’en faisant ce qu’ils ont fait, ils se sont attaqués indirectement aux pompiers, explique le commandant de la Zone de secours 4.  Nous, on est là pour venir en aide aux citoyens, sauver des biens mais pas pour risquer sa vie pour une  histoire de cannabis!"

Les pompiers réclament donc la tolérance 0. " Il y a fréquemment des peines de sursis pour des gens qui s’attaquent aux policiers, aux pompiers, aux ambulanciers et ça ne fait que s’accroître. Alors est-ce qu’on doit laisser une deuxième, troisième voire quatrième chance à des personnes qui agressent les services publics, je ne le pense pas", conclut Dimitri Weickmans.

Ce mardi, la parole était  aux différents avocats des parties civiles qui ont réclamé près d’un million et demi aux prévenus du dossier dit "des petits canariens."

 

 








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