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Violences conjugales: "Non, contrôler le gsm du partenaire, ce n'est pas une preuve d'amour"

 27 novembre 2021 12:00  |   Malmedy - Verviers


Ce 25 novembre, c’était la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Une date choisie à la mémoire de trois soeurs militantes, brutalement assassinées en République dominicaine, le 25 novembre 1960.

Aujourd’hui, dans le monde, une femme sur 3 serait victime de violence.

Des femmes victimes qui peuvent trouver refuge chez nous à l’Accueil à Verviers ou à la maison d’accueil Le Tournesol à Malmedy. Aurore Gramme, psychologue du Relais social urbain à Verviers, est à leur écoute.

Quels sont les signes auxquels être vigilants?

"Dans une relation de couple en général, on passe par une période de "lune de miel". Dans une relation "saine", au bout de quelques temps, chacun continue à développer son identité propre par des activités, un réseau social et professionnel qui lui est propre. Dans une dynamique de violences, après la phase de lune de miel, on passe dans une phase d’escalade de la tension. Très vite, on peut avoir de la jalousie, du contrôle de l’autre, aller contrôler son gsm, son profil facebook, qui sont ses amis dans ses contacts facebook... Ce sont des petits qui montrent qu’il y a la volonté d’un des partenaires d’avoir un contrôle sur l’autre, de dominer l’autre, explique Aurore Gramme, psychologue du Relais social urbain à Verviers. Puis, il y a la phase de crise où là, la violence explose. Puis, il y a la phase de justification où l’auteur met en place des stratégies pour justifier son comportement. Par exemple, "Tu sais bien que lorsque je rentre du travail, je suis énervé, il ne faut pas me dire ça... Là, l’idée est de rejeter la faute sur la victime: "Si tu n’avais pas eu ce comportement-là, moi, je n’aurais pas crié, je ne t’aurais pas bousculé. L’idée est aussi de minimiser: "Ce n’est pas si grave ce que j’ai fait". "Ce n’est pas parce que j’ai crié sur toi ou que je t’ai bousculé, il ne faut pas en faire tout un plat". Après, on revient dans la période de lune de miel: l’auteur s’escuse, il promet qu’il va changer. Il peut dire à la personne victime: "On est une famille. Il faut qu’on reste uni pour les enfants. On va s’en sortir ensemble. Je vais faire ce qu’il faut pour changer". Une femme qui est victime de violences est aussi dans cette relation-là parce qu’elle éprouve de l’amour pour l’auteur".

Où trouver de l’aide?

*La ligne téléphonique gratuite "Ecoute violences conjugales" au 0800/30.030 qui a reçu 21.704 appels l’an passé.

* Le service d’aide sociale aux justiciables (rue de la Chapelle à Verviers): il propose un accompagnement psychologique visant à résorber le trauma ainsi qu’une aide dans les démarches sociales et juridiques.

*La police qui a un service d’assistance policière aux victimes (SAPV) composés d’assistants sociaux et d’un policier en civil. Ce service se déplace et accompagne la victime dans le processus de plainte.

*L’Espace 28 permet aussi de trouver un soutien psychologique, social et juridique. Si la victime ne parle pas français, des interprètes sont mis à sa disposition.

(Au.M)








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