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Meurtre d'Amaury Delrez: ses collègues ne passent "pas une journée sans penser à lui"

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 26 aout 2019 19:15  |   Spa

C’était voilà tout juste un an. Le policier Amaury Delrez était abattu suite à un contrôle de véhicule. Comment ses collègues ont-ils réussi à surmonter ce traumatisme ? Nous sommes partis à la rencontre des policiers du service d’intervention de la zone de police des Fagnes.

Amaury Delrez a travaillé dans ce bureau pendant plusieurs années face à Nicolas Bouffa. C’est là qu’il a vraiment appris à le connaître. Depuis cette tragique nuit du 26 août 2018, la chaise vide crie son absence.

 "Personnellement, il n’y a pas un seul jour, une seule seconde où je ne pense pas à Amaury", confie Nicolas Bouffa du service d’intervention de la Zone de police des Fagnes. Amaury Delrez n’a quitté non plus les pensées de son directeur des opérations, Jean-Michel Lejeune.

Nicolas Bouffa n’était pas de service cette nuit-là. A 22 heures, Amaury Delrez avait pris son relais dans l’équipe d’intervention: "C’est mon épouse, le matin, qui m’a appris la triste nouvelle. Dès que j’ai été informé, je n’aurais pas su rester chez moi. Je suis de suite venu rejoindre les collègues pour participer aux recherches des auteurs qui n’étaient pas encore arrêtés, et puis, pour être avec ses collègues car dans ces moments-là, on a envie d’être avec ses collègues".

La première patrouille, une épreuve

Au départ, les policiers ont dû mal à rentrer chez eux. Tous se serrent les coudes. Les témoignages de soutien affluent. Notamment des policiers de tout le pays. Malgré ce réconfort, repartir en patrouille représente une épreuve pour beaucoup de collègues d’Amaury. 

Depuis ce drame, l’équipement des policiers de la zone a été adapté. De nouvelles procédures pour aborder un véhicule ou une personne sont mises en place. Certains entraînements sont approfondis. Mais ils le savent : le risque zéro n’existe pas. "Il y avait déjà une prise de conscience bien présente, après les faits tragiques du mois de mai à Liège où on avait perdu deux de nos collègues. Cela a encore été le cas avec la mort d’Amaury, souligne Jean-Michel Lejeune, directeur des opérations Zone de police des Fagnes. Dans les plus petites zones comme dans la zone des Fagnes, tout le monde s’est rendu compte que le danger était omniprésent et qu’il pouvait apparaître partout".

Deux mois après le décès d’Amaury Delrez, une fusillade à Tiège confirmait ces dires. En 20 ans de carrière, Nicolas Bouffa n’avait jamais connu une telle violence envers la police. Aucun policier n’a raccroché pour autant l’uniforme. Tous continuent de veiller à notre sécurité. (Au.M)

 

 








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