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Du contrôle de gsm aux coups: une femme sur 5 subit des violences

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 28 novembre 2019 18:41  |   Verviers

Une femme sur 5 subit des violences au cours de sa vie. Souvent, infligées par son partenaire. Une femme a ainsi plus de risques de subir des violences conjugales que d’avoir un accident de la route. Le ruban blanc est le symbole de lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes : qu’elles soient physiques, verbales, économiques ou sexuelles. A Verviers, le Salon du ruban blanc ambitionne d’informer et de d’outiller les Verviétois face à cette problématique.

Une classe de 5ème secondaire de SFX2 Verviers est venue découvrir au Salon du Ruban blanc les oeuvres de Meliha Henderickx. Avec des couleurs, des mots, cette artiste extériorise sa peine et sa colère. Sous la pluie de coups de son compagnon, elle reste deux ans sans marcher. Malgré une vingtaine de plaintes, il reste impuni. 

Entre eux, ces jeunes ne parlent pas de violences conjugales ou intrafamiliales. Pourtant celles-ci touchent toutes les couches sociales et toutes les tranches d’âge.

"Dans la violence qui pose vraiment problème, il y a cette notion de contrôle. Un contrôle l’autre. Et cela va se faire de différentes façons. C’est sûr que les coups, c’est ce que l’on va pouvoir voir plus mais, par exemple, fouiller dans le gsm avec ces phrases que l’on entend souvent: "s’il ou elle n’a rien à cacher, il n’y a pas de raison que je ne puisse pas aller voir. Il y a cette notion de confiance, d’intimité qui est mise à mal, explique Dominique Smets, conseillère conjugale et familiale Inforcouple à Verviers. Au niveau des pratiques sexuelles, par exemple, on a la notion du consentement, on sait que pornographie a un énorme impact. Il y a des choses que les jeunes voient dans la pornographie qu’ils considèrent comme "normal". Et ce sont des questions qu’ils nous posent: "Est-ce normal que? " On doit resituer le cadre: ce sont des acteurs, s’il y a des coupures, des prises de vue... ce n’est pas une relation normale. Là aussi, il y a une relation dominant/dominé".

Première chose à faire : sortir de son isolement, en parler. Au numéro vert 0800 30 030 ou aux nombreuses associations de terrain.

 








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