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Herve: Le personnel de Colruyt est à bout!

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 12 octobre 2020 12:01  |   Herve


Le Colruyt de Herve était en grève ce lundi matin. Les travailleurs ont décidé de débrayer car ils n’ont obtenu aucune avancée sur les demandes qu’ils avaient déjà formulées en juin dernier. Le mouvement concernait alors les magasins de Verviers et de Chênée. Le personnel se sent abandonné alors que le secteur de la grande distribution alimentaire est loin de connaître la crise.

Audrey Degrange

Epuisés et en plein ras-le-bol, les travailleurs du groupe Colruyt ont décidé de le faire savoir. S’ils ferment aujourd’hui l’enseigne de Herve, c’est parce qu’ils n’ont pas été entendus en juin dernier, ils veulent la prolongation des accords Corona. "Les avantages Corona, ce sont l’augmentation de 4€ des chèques-repas et 1⁄2 heure de récupération en plus par jour, détaille Morgane Thomas, Secrétaire permanente SETCa - Verviers. C’est aussi ne pas autoriser les sacs pour limiter les risques de contamination et c’est important à l’heure où l’on remarque partout un gros relâchement dans les magasins des grandes chaines de la distribution alimentaire, et cela au-delà du cas particulier de Colruyt. On souhaite aussi une CCT 104 pour permettre aux travailleurs de plus de 45 ans de pouvoir lever un peu le pied. »

Car si le virus est en recrudescence, le secteur de la grande distribution alimentaire, lui, est loin de connaître la crise. Il est même essentiel. Résultat les travailleurs sont exsangues et bien souvent sous pression. " Les clients ne comprennent pas toujours qu’on leure rappelle les règles de sécurité, ça engendre de l’agressivité et parfois des débordements, explique Sébastien Mathieu, Magasinier à Herve. On a aussi eux des personnes touchées dans l’équipe donc ça fait peur!"  

Une peur, selon le syndicat socialiste, complètement occultée par la direction du groupe qui soutient donc que les avantages octroyés ne sont plus nécessaires. "La direction estime qu’il y a une enveloppe fermée et que c’est la même chose partout et pour tout le monde. Elle ne veut donc plus donner les avantages et ça on ne peut plus l’entendre", prévient Morgane Thomas. 

431 millions d’euros, c’est le montant des dividendes versés en 2019 aux actionnaires de Colruyt. 35 millions, c’est la somme qu’il faudrait débourser pour financer la demande des chèques repas, une goutte d’eau selon le Setca qui aimerait donc un geste envers les travailleurs. "Les prix augmentent, les bénéfices aussi et on participe à ces bons chiffres, note Sébastien Mathieu. On aimerait donc que la direction nous récompense et nous donne des avantages au lieu de nous les retirer!"  

Un représentant du groupe était présent ce lundi à Herve pour entendre les revendications du personnel. S’il n’a pas souhaité s’exprimer à notre micro, le syndicat socialiste laisse déjà entendre que les négociations s’annoncent compliquées et que le mouvement d’humeur pourrait faire tâche en Wallonie.

 

 

 










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