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Verviers: le Sida, un fléau à ne pas banaliser

 01 decembre 2021 16:00  |   Arrondissement de Verviers


Le 1er décembre, c’est la journée mondiale de lutte contre le Sida. Une maladie quelque peu « oubliée » depuis la pandémie de coronavirus. Pourtant, elle existe toujours et continue sa progression. En 2020entre 1 et 2 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH et près de 700 000 sont décédées des suites du SIDA. La prévention est plus que jamais de mise. A Verviers, les acteurs de promotion de la santé se sont mobilisés ce midi. Ils ont distribué ruban rouge et préservatifs devant plusieurs établissements scolaires.

Audrey Degrange

Tu sais que c’est le sida ? « Non... nous répond-elle. Non... nous répond-il. Oui, ça tue tes anticorps et tu peux alors mourir d’une grippe lance-t-elle. Moi, je trouve qu’on n’en parle pas assez alors que c’est une maladie grave... »

Et cette jeune fille a raison. Du coronavirus, ces adolescents savent aujourd’hui a peu près tout alors que le sida reste une pandémie pour laquelle aucun vaccin n’existe. La maladie poursuit même sa progression. La prévention est plus que jamais essentielle. « On s’est aperçu, au cours de nos dernières animations, que les jeunes avaient de moins en moins d’informations, révèle Bernadette Libert, Assistance sociale au Planning familial Inforcouple Verviers. Il fallait leur ré-expliquer les risques encourus et c’est important parce qu’ils sont à l’aube de leur vie amoureuse et sexuelle. »

Préservatifs, ruban rouge et flyers à la main, les acteurs verviétois de la promotion de la santé tentent donc de sensibiliser sur la maladie et l’importance d’utiliser un préservatif lors de rapports sexuels et pas que, pour se protéger du sida. « Il y a toutes les autres IST qui sont vraiment en recrudescence, poursuit Bernadette Libert. Et il faut savoir qu’une maladie sexuellement transmissible lorsqu’elle n’est pas soignée peut entraîner une stérilité, une infertilité voire même certain cancer.»

Si on ne guérit pas du Sida, il n’empêche pas de vivre si les traitements sont pris à temps et qu’un protocole strict est suivi. Les plannings familiaux rappellent aussi que des dépistages peuvent être réalisés chez eux. « Nous avons des consultations médicales où les personnes peuvent venir se faire dépister pour les IST, explique Adeline Renard, Assistante sociale au Planning familial FPS de Verviers. Nous avons un test rapide qui permet d’être fixé au bout de 3 mois alors que chez les médecins, ça peut prendre jusqu’à 6 mois. »

En Belgique, on dénombre en moyenne 720 nouveaux cas chaque année. Preuve que le sida reste un fléau qu’on ne peut banaliser.

 

 

 

 

 

 

 








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