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Inondations: le défi de la reconstruction

 17 aout 2021 19:42  |   Baelen - Limbourg - Olne - Pepinster - Theux - Verviers


Ravagées par les inondations, des dizaines de milliers d’habitations doivent être restaurées. Un défi de taille pour le secteur de la construction alors que celui-ci crée en moyenne 11.000 logements neufs en Wallonie.

Déjà en juillet, des techniciens avaient été rappelés durant leurs congés. Depuis les inondations, le personnel de cette entreprise de chauffage, de ventilation et de climatisation d’Henri-Chapelle est sur la brèche. Sur le terrain comme dans les bureaux.

"Enormément de devis"

« Il y a énormément de devis à faire, indique Michel Thérer, administrateur-délégué d’Henkens Frères. Chaque cas est un cas particulier puisque cela dépend où les sinistrés avaient leurs chaudières, s’il y a du gaz encore disponible, ce qu’ils avaient comme type de chaudière... Donc chaque cas est un cas particulier qu’on doit étudier. Il y a une dizaine de personnes sur la brèche, soit pour planifier l’intervention des techniciens et pour faire des dizaines d’offres par jour pour aider les sinistrés à obtenir les autorisations des assurances et, ensuite, faire les travaux nécessaires à la relance du chauffage pour faire sécher les bâtiments etc. ».

"Booster les formations en construction"

Un des principaux freins à cette immense reconstruction est le manque de main d’oeuvre. Déjà d’actualité avant les inondations, la pénurie va s’accentuer. Le secteur appelle à promouvoir davantage ces métiers et à booster les formations dans le domaine.

"Une des idées, c’est que nous savons que malheureusement des travailleurs vont perdre leur travail à la suite de ces inondations parce que certaines entreprises vont fermer. Mais c’est d’identifier très vite ces personnes qui ont perdu leur travail et de les réorienter en fonction de leurs compétences vers notre secteur et d’organiser des formations de courtes durées", explique Paul-Philippe Hick, directeur de la Confédération de la construction Verviers-East Belgium.

"On recrute!" 

« S’il y a du personnel qui s’intéresse à ce métier, il ne faut pas avoir peur de se présenter, souligne Michel Thérer. Nous sommes là pour les former en accompagnement. Ici, évidemment, il y a urgence. Mais dans les tâches de remise en service, il y a des tâches qui ne nécessitent pas nécessairement toutes les compétences d’un installateur en chauffage mais ils pourront aider dans ce travail que nous devons exécuter. Je pense que pour le moment, ce n’est que la pointe de l’iceberg. Tout le gros du travail va venir quand les assurances vont débloquer tous les dossiers".  

 Cet entrepreneur en est convaincu : davantage de flexibilité de temps de travail permettrait aussi au personnel d’effectuer des heures supplémentaires sur base volontaire. Des heures supplémentaires qui permettrait d’augmenter la capacité d’une entreprise de 10 à 30%.

A ce problème de main d’oeuvre s’ajoute les contraintes administratives et les incertitudes liées au remboursement des assurances. La Confédération de la construction demande une simplification administrative pour les permis d’urbanisme et d’environnement dans le cadre de la reconstruction. La Confédération de la construction souhaite aussi élargir la réduction du taux de TVA à 6% à tous les travaux de réparation, de rénovation et de reconstruction. 

(Aurélie Michel)








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