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Dison: un terroir pour de futurs grands crus

 18 aout 2021 17:38  |   Dison


Visite de terrain ce mercredi pour la Bourgmestre de Dison, Véronique Bonni. Après de mois bouleversés par la Covid, l’élue a souhaité reprendre contact avec les producteurs locaux de sa commune et mettre l’accent sur l’importance des circuits courts. Ce matin, elle s’est rendue à Mont-Dison où deux vignobles sont installés. L’occasion, en cette journée du Pinot Noir, de constater que la viticulture a le vent en poupe en Belgique.

Audrey Degrange

Cultiver des vignes en Belgique, l’activité est loin d’être surprenante. Au Xème siècle déjà, les bords de Meuse étaient prisés pour leurs coteaux bien exposés. Aujourd’hui, l’exposition est toujours aussi importante. Chris Engels vit à Achel dans le Limbourg et c’est sur les hauteurs de Dison sur un terrain de 4ha orienté nord-sud qu’il a choisi de planter ses différents cépages voici 3 ans. « J’ai pris des cépages classiques, Pinot Noir bien connu de Bourgogne et le Pinot gris, bien connu de l’Alsace car je veux produire des vins de qualité et je suis convaincu qu’avec ces cépages de tradition, je pourrai le faire. »

Rond, fruité, vanillé, Chris Engels et son épouse ont une idée précise du goût qu’ils souhaitent donner à leur vin. 2021 devrait être l’année de la confirmation avec la première récolte du domaine Vinadis. « Ce sera à peu près 30% d’une production normale. On aura une première vendange fin septembre-début octobre si la météo le permet et ça veut dire que début avril - mai 2022 pour les vins blancs et juin-juillet pour les vins rouges, on aura nos premiers vins. »

Beaucoup de patience, un peu d’audace et une passion sans faille, c’est assurément ce qu’il faut pour se lancer comme vigneron. A quelques mètres du vignoble de Chris Engels, les vignes du Matacou offrent une vue vertigineuse sur la campagne disonaise. « C’est en 2016 que nous avons planté nos 500 premiers pieds de vigne à la bêche donc pas de machine ici, vu le terroir en coteau, explique Bertrand Gillet, Président de l’Asbl « Les coteaux du Matacou ». Et on se développe au fur et à mesure du temps et de la main d’oeuvre disponible. Nous faisons du vin blanc, nous avons lancé nos premières bulles en méthode champenoise en rosé et en blanc et on aimerait faire un rosé. On verra pour le rouge mais ce n’est pas notre objectif actuellement. »

Entre 1000 et 1500 bouteilles, c’est ce que cette asbl à la philosophie avant tout basée sur le partage espère à terme produire. Si la météo le permet un jour. « En 2020, on a tout perdu à cause de la sècheresse et aussi des Saintes glaces. Cette année, la météo n’est pas non plus avec nous. On a eu du gel en début d’année et maintenant le mildiou, ce champignon qui se développe vu l’humidité et la chaleur. On reste motivé en se disant qu’un jour où l’autre, il y a bien une année où ça fonctionnera. »

Une motivation à toute épreuve qui met régulièrement d’excellents crus sur la table et place la Belgique encore un peu plus sur la route incontournable des vins.

 

 








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