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Collecte de laine à Botrange: les petits éleveurs valorisés

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 02 juillet 2019 15:14  |   Waimes


Botrange le matin, Mandel l’après-midi, les éleveurs de moutons ont amené leurs balles de laine. Pesée, évaluée, celle-ci intégrera des produits à l’exportation, plus rarement, des produits de literie, vendus en Belgique. La société verviétoise DBCWool vise surtout dans cette opération, à valoriser le travail des éleveurs régionaux. "C’est une toute petite quantité par rapport à ce qu’on fait habituellement", explique Dominique Blandiaux, administratrice chez WBC Wool. "C’est pas ce qui va nous faire vivre tout au long de l’année, mais c’est un soutien, parce que c’est important".

Autrefois, la laine de ceux-ci partaient à l’exportation, à des prix ridicules. Désormais, par l’entremise de ce type de société, consciente qu’elle peut valoriser la laine de manière plus digne pour les éleveurs, c’est devenu bien plus rentable pour ceux-ci. "En sachant qu’un mouton donne deux à quatre kilos de laine par an, il fut une époque où cela partait à 25-30 cents le kilo, et aujourd’hui, j’ai appris qu’on me donnait pour ma laine bio 1€95", se réjouit Jacques Janssen, éleveur à la Ferme de Francheumont, à la Reid.

La qualité de la laine est évaluée, et Dominique Blondiaux est aussi présente pour conseiller les éleveurs qui viennent parfois pour la 1e fois. "C’est très variable, parce qu’il y a beaucoup de tout petits éleveurs", note Dominique Blandiaux. "Ils n’ont pas bien d’idée de ce qu’il faut faire pour que la laine soit au top. On a beaucoup de laine noire, pour laquelle on n’a pas encore d’usage pour l’instant. Il y a ceci dit un projet de valorisation, avec de l’isolant en laine, qui peut être intéressant, mais pour lequel on doit être soutenu, car c’est extrêmement difficile à valoriser".

La laine de Jacques, certifiée BIO, elle, est de qualité. Il en a amené une centaine de kilos, d’un cheptel qui compte environ 50 bêtes. "Dans notre cas, il y a eu un pré-triage", précise Jacques. "Directement après avoir tondu, on étale la toison, on retire ce qui peut être difficilement valorisable. Nous, on a la chance de réutiliser ce qui est déclassé, dans le cadre de maraichage: par exemple, pour mettre au pied des fraisiers, dans les allées. Et le reste est valorisé ici". Une laine qui peut encore être lavée de manière locale, puisque Verviers, cité lainière par excellence, dispose encore du seul lavoir européen, spécialisé. (L.S.)










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