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Saison faste pour WRT, 40e sacre et l'avènement de Charles Weerts

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 21 novembre 2020 15:20  |   Aubel


Même s’il a déjà remporté plus de titres en une seule saison, le team verviétois WRT a encore frappé fort cette année, dans les différentes compétitions où elle était en lice. Séduisant en DTM et surtout en ADAC GT Masters, la structure créée par Vincent Vosse a remporté trois titres en GT World Challenge Europe (endurance), notamment celui des pilotes, pour le jeune pilote aubelois Charles Weerts, en "sprint cup". Portant à 40 le nombre de sacres remportés par WRT depuis sa création. 

40, la maturité dit-on...au regard de ce que Vincent Vosse a accompli au fil de ces années, on a l’impression que cette maturité s’est muée en sagesse. Le sens inné de la course et de la compétition s’est affûté à l’extrême et aujourd’hui le professionnalisme de WRT est tranchant sur tous les circuits. Cette saison n’y déroge pas avec 3 titres en GT World Challenge Europe, dont celui des teams en « overall ». "On a fait un début de saison -reporté- vraiment tonitruant", rappelle Vincent Vosse. "On a remporté pratiquement toutes les courses des mois de juillet et août. Que ce soit en championnat d’Allemagne, qui est particulièrement relevé, où Charles et Dries (Vanthoor) ont gagné la toute première course à laquelle WRT prenait part en ADAC. Et puis, on a gagné la première course du championnat d’endurance, qui compte aussi les 24 Heures de Spa-Francorchamps"  

"C’est vraiment une saison très positive", sourit Charles Weerts. "Il y a d’abord ce titre en sprint. C’était un objectif sur trois ans quand j’ai commencé le GT et l’obtenir après deux ans, c’est un bel accomplissemlent poersonnel". 

Une saison chahutée, comme dans n’importe quelle discipline sportive et n’importe quel coin du monde, par la pandémie. Et WRT s’est adapté, comme bien d’autres. "Je me souviens qu’on a commencé par une course à Dubaï", dit Vincent. "Où la course a été arrêtée, parce qu’on roulait sur 40 cm d’eau de pluie; ensuite on a réalisé d’excellentes 24 heures de Daytona, avec une troisième place à la clef, puis, boum.. on était à Sebring, en Floride, et tout a été stoppé par le covid: course annulée, tout le monde est rentré à la maison. A partir de là, il a fallu mettre en place une nouvelle manière de fonctionner, avec notamment des tests récurrents, et se réorganiser en fonction des reports".  

 

Des 24 Heures de Spa à oublier...

Au tableau de chasse du team, des succès à Imola, Misano et Magny-Cours, mais également une victoire sur le Lausitzring, et une 2e place au Sachsenring et à Hockenheim, dans le très exigeant championnat allemand ADAC GT Masters. La seule ombre au tableau, c’est la déconvenue des 24 heures de Spa-Francorchamps. Malgré les excellentes séances de qualif de Dries Vanthoor et ses équipiers. "C’est ce qui ternit vraiment cette saison, puisqu’aucune de nos trois voitures de pointe ne sont parvenues au bout de la course, qu’elles aient été accidentées ou qu’elles aient rencontré des soucis techniques. Sans parler qu’à cause du covid, il a fallu remanier toute l’équipe avant l’événement, suite à des tests positifs". Et Charles Weerts est du même avis: "Spa, c’était une course pour laquelle on avait beaucoup d’ambitions, d’abord grâce au line-up dans lequel je me retrouvais, aux côtés de l’Allemand Stippler et du jeune italo-suisse, Edoardo Mortara. On avait très bien débuté, 6e en qualifications, une 12e place en Super Pole. On avait une bonne vitesse et de donc de vraies attentes. Et puis, cette BMW qui nous satellise après trois heures de course, forcément, c’était une grosse déception". 

Charles Weerts, cette pépite...

La plus belle satisfaction de cette saison, gage d’un avenir souriant, c’est probablement l’avènement confirmé du jeune pilote aubelois, fils d’Yves Weerts, avec qui Vincent Vosse a lancé WRT. Baigné dans ce milieu depuis son plus jeune âge, Charles a intelligemment gravi les marches pas à pas, du karting au GT, avec notamment une expérience en Formule 4, où il devança même le fils de Ralph Schumacher, en championnat des Emirats. "La monoplace, c’est en quelque sorte le pré-requis. Après le karting, c’est certain que je n’allais pas sauter directement dans une GT3 (sourire masqué). La Formule 4 était donc le cheminement assez logique: cela m’a beaucoup appris, parce que c’est une voiture qui glisse pas mal, on apprend les rudiments de la conduite sur circuit. On apprend aussi les "data", ce que j’ai également fait dans le championnat allemand, qui était très relevé. J’ai fait deux saisons en Formule 4, puis on a pris la décision, avec mon père, de partir en GT. Et j’ai bien l’impression que cela me convient mieux que la monoplace, ne serait-ce que pour l’esprit d’équipe"

"Ce n’est pas la première fois que l’on a un jeune pilote qui brille chez nous", précise Vincent Vosse. "Par la force des choses, je connais Charles depuis son plus jeune âge. On avait déjà vu la saison dernière qu’il a avait de très bonnes dispositions. On pouvait s’attendre à ce qu’il fasse de très bons résultats, mais quand même pas à ce qu’il gagne dès sa deuxième année un championnat de ce niveau là". 

Même si Charles garde le rêve de la F1, dans un petit coin de son esprit, il s’épanouit aujourd’hui dans le GT. Et veut poursuivre l’aventure, avec la bénédiction de Vincent et ses membres du team.

"A moins qu’il n’y ait des occasions exceptionnelles qui se présentent, je reste focus sur le GT. Et la saison prochaine, on repartira avec le même équipage. Avec un programme relativement similaire à cette saison-ci, si bien entendu la situation sanitaire le permet. Après, de manière un peu plus utopiste, si je pouvais le faire de manière plus officielle, au sein d’un grand manufacturier comme Audi, ce serait un rêve qui pourrait se réaliser. Mais bon, je suis encore assez jeune et j’ai le temps de voir venir". 

"Evidemment, on a envie de le garder en son giron", assure Vincent Vosse. "D’autant plus qu’il est un des rares pilotes qui a la faculté de pouvoir combiner sport et études (ndlr: HEC). Avec l’équipe, et Charles en fera partie, on va essayer de terminer le magnifique travail qu’on a commencé avec lui. On a déjà gagné un championnat, on va essayer d’en gagner d’autres et qui sait, amener Charles à remporter les 24 heures de Spa" 

On se réjouit donc de revoir Charles sur Audi l’année prochaine, Vincent à la baguette dans les paddocks. Qui sait avec le retour du public, et l’espoir d’un nouveau succès aux 24 heures de Spa-Francorchamps, 7 ans après la victoire de Vanthoor-Winkelhock et Rast. (Lionel Solheid)

 



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