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Verviers : il risque 12 ans de prison pour tentative d’assassinat sur son ex

Photo d'illustration
 17 janvier 2020 14:19  |   Verviers


C’est un deuxième procès pour tentative d’assassinat que le tribunal correctionnel de Verviers a eu à examiner ce vendredi matin. Celle-ci concerne un Somalien  de 47 ans habitant Leuven, accusé d’avoir voulu tuer son ex-compagne, également Somalienne, de huit coups de couteau. Une scène qui se déroule dans la rue, rue Pisseroule à Dison.

 Le couple s’était connu à Bruxelles en 2016, s’était marié religieusement et avait eu une fille. Mais les choses ne se passaient pas bien entre eux, contrairement à ce que dit le prévenu qui prétend que sa femme l’a quitté parce qu’elle voulait vivre en Wallonie à cause de la langue, mais que lui ne pouvait pas la suivre pour des questions de travail. Elle au contraire prétend qu’elle était forcée sexuellement.

 Le 3 juillet dernier, Issa se rend à Verviers pour la rencontrer, mais elle ne veut pas lui ouvrir sa porte. Il attend qu’elle sorte avec ses deux enfants, et sans dire un mot, lui plonge un premier coup au thorax. La femme s’effondre, et il lui porte encore sept coups aux flancs alors qu’elle est au sol. Des témoins interviennent alors pour faire cesser le massacre. La victime sera amenée aux urgences, et elle subira plus de quatre mois d’incapacité de travail.

 Devant le tribunal, où il comparaît détenu, l’homme nie toute intention de tuer. « Si je suis venu à Verviers, c’est pour discuter avec elle de notre fille. J’avais bu, et si j’ai pris deux couteaux avec moi, c’est pour me défendre car elle m’avait montré la photo de deux hommes capables de me tuer. Elle m’a dit alors avoir un amant qui a un sexe plus gros que moi ! J’ai vu rouge, et j’ai été surpris d’apprendre que je lui ai porté huit coups. »

 Mais pour le ministère public, il est bien venu à Verviers, dans l’intention de tuer son ex, car il n’a pas supporté la perte d’emprise qu’il avait sur elle. La preuve, les deux couteaux qu’il apporte avec lui, et l’acharnement dont il a fait preuve. Il réclame douze ans de prison.

 Pour la défense assurée par Me Bourguet, il s’agit plus d’un paroxysme émotionnel qu’une réelle intention de tuer. Les plaies relevées ne sont que des piqûres peu profondes et non létales, des coups portés de manière désordonnée. Elle demande une requalification en coups volontaires, et une peine avec sursis.

 Jugement le 31 janvier. (L.B.)










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