VEDIA

Lettre ouverte pour sauvegarder la façade de l'ancien hôtel Astoria à Spa

 10 janvier 2019 14:11  |   Spa

La future démolition d’un immeuble datant du 19è siècle avenue Reine Astrid à Spa alimente en ce moment la polémique. Et il semble difficile de trouver un terrain d’entente entre les défenseurs du patrimoine et les responsables politiques. A quelques mètres de là, au numéro 39, c’est l’ancien hôtel Astoria qui pourrait subir le même sort ! Une lettre ouverte a été adressée aux promoteurs d’un projet immobilier à cet endroit leur demandant de modifier leur projet en sauvegardant la façade originale de la maison.

« Cette maison fait partie de la série d’immeubles bâtis dans la foulée de la construction de la gare de Spa au milieu du XIXe siècle afin de créer une entrée de prestige à Spa. Elles étaient destinées à être vendues aux touristes/curistes attirés par la facilité de transport qu’offrait le train et en ce sens elles préfigurent l’architecture des villas spadoises. Elle est un témoin significatif de l’histoire de l’architecture de villégiature dans cette ville », écrivent Pol Jehin, un des initiateurs du projet Unesco, David Houbrechts, Docteur en histoire de l’art et archéologie et Bruno Schmitz, membre de la CCATM de Spa.

L’exemple de Nancy

Pour les signataires, cet acte est un très mauvais signal donné aux instances régionales et internationales chargées de donner un avis sur la candidature de Spa à l’Unesco. « La construction regrettable d’immeubles à appartements ayant dénaturé ce tronçon de l’avenue Reine Astrid, il est évidemment prioritaire d’en sauvegarder les vestiges originaux, dont fait partie la maison dont il est question ici. D’une manière générale, à l’heure actuelle, il n’y a plus que dans les villes sans valeur patrimoniale significative que l’on envisage encore de démolir des maisons aussi anciennes. Dans les villes où un ensemble patrimonial de valeur est conservé, on réfléchit à réduire l’impact des immeubles de l’après-guerre. A titre d’exemple, la ville de Nancy est ainsi en train de requalifier des façades d’immeubles à appartements bâtis dans les années 1960-1970 afin de les intégrer aux maisons voisines plus anciennes », expliquent-ils encore dans la lettre.








Les cookies sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de notre site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

J'accepte