VEDIA

Peine de travail pour le suspect de terrorisme

 10 juin 2021 12:18  |   Verviers


En 2018, Johnny Martin (38 ans) à l’époque de Pepinster mais habitant maintenant à Verviers, était reconnu coupable de faits qualifiés de terrorisme, pour avoir menacé les forces de l’ordre d’un attentat dans le cadre des évènements de Syrie. Il était alors condamné à trois ans de prison avec sursis pour la moitié, et de ce fait catalogué comme individu dangereux potentiel.

Muni d’un casier judiciaire chargé pour coups et blessures, rébellions, menaces, coups à sa mère, vols, stupéfiants etc., il sort de prison le 13 juin dernier, mais dès le 27 il se distingue déjà. Ce jour là a lieu un Fort Chabrol à Ensival, où un voisin de sa mère menaçait de faire exploser sa maison. Il a alors tenté à plusieurs reprises de franchir le périmètre de sécurité, sous prétexte d’aller sauver les animaux qui se trouvaient chez sa mère. Repéré comme individu dangereux, il est arrêté, une arrestation qui ne s’est pas faite aisément.

Quelques jours plus tard, c’est sa propre mère qui  dépose plainte pour harcèlement. Elle l’avait recueilli à sa sortie de prison avec sa compagne, malgré qu’il ait déjà été condamné en 2010 pour coups à sa mère. Dans une plainte de trois pages, elle dit qu’il ne la respecte pas, qu’il fait sa loi chez elle, qu’ils se disputent tout le temps. « Elle dit n’importe quoi, elle a un problème psychologique »  avait-t-il proféré.

Plus récemment, le 19 février 2021, sa compagne, enceinte, appelle la police après une dispute qui a dégénéré en violences. Etant donné la réputation du bonhomme, les policiers débarquent à quatre, armés et munis de protection adéquate. Là non plus il ne fut guère aisé de le maîtriser et le menotter, l’homme se débattant comme un beau diable. Pour sa défense, il ajoute. « J’étais auparavant un gars anti-système, anti-tout, un anarchiste quoi. Mais j’ai fait beaucoup de chemin depuis, j’ai changé, car je vais être papa ! »

Le ministère public n’était pas convaincu du tout qu’il ait changé, puisqu’il a frappé sa compagne enceinte (et toxicomane) pas plus tard qu’il y a deux mois ! Il réclamait 20 mois de prison.

Mais son avocat Me Van Nuffel se disait convaincu de sa réelle volonté de prendre son avenir en mains. Il plaidait pour une peine de travail, qui lui éviterait de retourner en prison. Il a été suivi par le tribunal qui ne lui inflige qu’une peine de travail, 120 heures ou 12 mois de prison,. (L.B.)








Les cookies sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de notre site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

J'accepte